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Niger : Des documents AES pour encadrer les flux économico-humains

Réuni en Conseil des ministres le 26 décembre 2025, le gouvernement nigerien a adopté deux projets de décret instituant les passeports électroniques AES et la carte nationale d’identité biométrique AES. Une initiative qui, de sources officielles, s’inscrit dans la volonté des pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), de promouvoir l’intégration sous-régionale, via l'uniformisation et l’harmonisation des documents de voyage et d’identité.

Depuis sa sortie de la Cedeao, de concert avec les deux autres États de l’AES, le Niger multiplie des initiatives. En combinant cette fois la souveraineté documentaire, le pays cherche à jalonner un modèle d’intégration alternatif, centré sur la maîtrise des flux humains, économiques et financiers au sein d’un espace devenu géostratégique. Une phase déterminante qui vise la concrétisation des objectifs de la Confédération, malgré la persistance de contraintes sécuritaires.

Si le nouveau cap devrait se heurter à la reconnaissance internationale des nouveaux passeports, à l’interopérabilité avec les systèmes extérieurs à l’AES,  aux montants de mise en œuvre et de déploiement des documents biométriques. Au niveau des acteurs concernés, harmoniser ces documents constitue un outil de rationalisation des flux, et cela n’entrave en rien la libre circulation au sein de la Confédération.

Pour bon nombre d’analystes, cette harmonisation documentaire porte un enjeu  plus large. Au-delà de la consolidation de la souveraineté régionale recherchée, « Les passeports électroniques, qu’ils soient ordinaires ou de service, tout comme la carte nationale d’identité biométrique, s’appuient sur des technologies de puce électronique destinées à limiter la fraude, améliorer la traçabilité et fiabiliser l’identification des usagers ».

Vu sous le volet économique,  « l’harmonisation des documents d’identité et de voyage, pour la fluidité des déplacements, est  un facteur clé pour le commerce transfrontalier, la logistique régionale et la mobilité de la main-d’œuvre, dans un espace sahélien enclavé », concluent les experts financiers.

Pour rappel, les initiatives des États de l’AES intègrent à la fois des enjeux institutionnels et des plans d’investissement pluriels. Un cap déjà perceptible avec le lancement, la semaine dernière, d’une d’une banque d’investissement et de développement de l’AES. Un instrument financier de 500 millions de FCFA dédié aux projets structurants et au soutien des économies nationales.

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