Télécommunications en RDC : Le gouvernement exige une meilleure qualité des réseaux mobiles
Face aux plaintes persistantes des habitants du Sankuru sur la mauvaise qualité des communications, le ministère des Postes et Télécommunications somme les opérateurs Vodacom, Orange et Airtel d’agir rapidement. Les autorités de régulation et les structures publiques spécialisées sont mises à contribution pour un contrôle renforcé.

La province du Sankuru, située au centre de la République démocratique du Congo, traverse une période difficile sur le plan de la connectivité. Réseaux instables, appels interrompus et accès Internet limité constituent le quotidien de nombreux usagers. Ces dysfonctionnements affectent non seulement la communication entre particuliers, mais aussi le fonctionnement des services administratifs et les activités économiques locales.
Alerté par les réclamations de la population, le ministre des Postes et Télécommunications, Maître José Panda, a officiellement interpellé les trois principaux opérateurs de téléphonie mobile actifs dans la zone : Vodacom, Orange et Airtel. Il leur est demandé d’améliorer la qualité de leurs prestations dans les meilleurs délais.
Dans sa démarche, le ministre ne s’est pas limité à une simple mise en garde. Il a confié au directeur général de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) ainsi qu’au secrétaire général aux PTNTIC la mission d’assurer un suivi strict et régulier de la qualité des services fournis. L’objectif est de garantir le respect des normes et des engagements pris par les opérateurs. Par ailleurs, le président de l’ARPTC a reçu instruction de prendre toutes les mesures nécessaires afin de corriger les insuffisances constatées sur le terrain.
Le Fonds du Service universel (FDSU) est également mis à contribution. Cet organisme public, placé sous la tutelle du ministère des Postes et Télécommunications, a pour vocation de promouvoir l’accès équitable aux services de communication, en particulier dans les zones rurales et périurbaines.
Créé en vertu des lois de 2008 et de 2020 relatives aux établissements publics et aux télécoms, le FDSU œuvre pour l’inclusion numérique et le développement socio-économique. Son implication dans le dossier du Sankuru est perçue comme un levier essentiel pour réduire la fracture numérique et améliorer durablement la connectivité dans la province.



