Finance panafricaine : BGFI ouvre un nouveau cycle stratégique sous l’impulsion retrouvée d’Henri Claude Oyima
Après plusieurs mois passés au cœur de l’appareil économique gabonais, Henri Claude Oyima a repris les rênes opérationnelles de BGFI Holding Corporation. À l’occasion du séminaire de rentrée du groupe, le dirigeant a posé les bases d’une nouvelle séquence stratégique, orientée vers 2030, dans un environnement bancaire régional en pleine recomposition.

Réunis les 8 et 9 janvier, les cadres dirigeants de BGFI Holding Corporation ont entamé l’année sous la conduite directe de leur président-directeur général. Plus qu’un simple exercice de mobilisation managériale, ce séminaire de rentrée a marqué le retour effectif d’Henri Claude Oyima à la tête du groupe, après une parenthèse de sept mois au ministère gabonais de l’Économie et des Participations. Une expérience institutionnelle qui semble avoir affûté sa lecture des grands équilibres macroéconomiques et des contraintes pesant sur les États comme sur les acteurs financiers.
L’immersion du dirigeant au sein de l’exécutif gabonais a renforcé son approche des enjeux liés à la dette publique, à la soutenabilité budgétaire et aux attentes des bailleurs internationaux. Cette double culture, publique et privée, apparaît désormais comme un levier stratégique pour BGFI, notamment dans l’espace CEMAC, où les banques évoluent sous une surveillance prudentielle accrue et une discipline budgétaire renforcée.
Le séminaire a d’abord permis de dresser le bilan du Projet d’Entreprise Dynamique 2025, qui a structuré l’action du groupe au cours des cinq dernières années. Gouvernance, conformité, gestion des risques et rationalisation des processus internes ont constitué des priorités réaffirmées, traduisant la volonté de sécuriser les fondamentaux du groupe dans un secteur bancaire de plus en plus normer.
Au-delà du bilan, Henri Claude Oyima a esquissé les grandes orientations du plan stratégique 2026-2030. Parmi les axes évoqués figurent la montée en gamme de l’offre bancaire, l’accélération de la transformation digitale face à la pression des fintechs, la valorisation du capital humain et une discipline financière renforcée. L’objectif affiché est clair : positionner BGFI comme un acteur bancaire de référence, capable d’accompagner les mutations économiques majeures du continent africain.
En reprenant personnellement l’animation stratégique du groupe, le PDG a insisté sur la responsabilité collective dans l’exécution du nouveau plan. Dans un paysage bancaire régional en recomposition, BGFI mise sur la stabilité de sa gouvernance, une vision de long terme et une capacité d’adaptation accrue pour aborder un nouveau cycle de croissance maîtrisée.



