Zone Cemac : La BEAC balaie toutes rumeurs sur la dévaluation du Franc CFA et réaffirme sa solidité
Face à une vague de spéculations relayées sur les réseaux sociaux, la Banque des États de l’Afrique Centrale sort de son silence. Son gouverneur, Yvon Sana Bangui, assure que la dévaluation du franc CFA n’est ni envisagé ni justifiée, mettant en avant des fondamentaux économiques jugés suffisamment robustes.

La rumeur a couru vite, portée par l’anxiété ambiante et les incertitudes économiques mondiales. Mais le 16 janvier 2026, la Banque centrale de la CEMAC a choisi de trancher net. Dans une communication officielle, son gouverneur, Yvon Sana Bangui, a rejeté catégoriquement toute hypothèse de dévaluation du franc CFA. Selon lui, aucune discussion, ni interne ni externe, ne porte sur un ajustement de la parité de la monnaie commune.
Cette sortie vise à rassurer aussi bien les populations que les acteurs économiques, alors que certaines publications virales annonçaient une dévaluation imminente. Pour la BEAC, il s’agit de « rumeurs infondées » qui ne reposent sur aucun élément tangible.
L’argument central avancé par la Banque centrale repose sur les indicateurs macroéconomiques de la sous-région. Malgré un ralentissement conjoncturel, la stabilité des prix demeure un point fort. L’inflation s’est maintenue à un niveau inférieur au seuil communautaire de 3 %, traduisant une maîtrise des tensions inflationnistes.
Les réserves de change, bien qu’en léger recul, continuent de garantir plus de quatre mois d’importations. Un niveau que les autorités monétaires estiment suffisant pour préserver la convertibilité du franc CFA et écarter toute mesure radicale sur la monnaie.
La BEAC affirme par ailleurs avoir pris des dispositions préventives pour renforcer la résilience du cadre monétaire. Le relèvement récent des taux directeurs et le durcissement du contrôle des changes s’inscrivent dans cette logique de protection de la monnaie face aux chocs externes. L’objectif affiché est clair : sécuriser les flux financiers et consolider les réserves extérieures.
Si la Banque centrale se veut rassurante, elle rappelle toutefois que la stabilité monétaire dépend aussi des politiques budgétaires nationales. Elle exhorte les États membres à renforcer la discipline financière et à accélérer la conclusion de leurs programmes avec les partenaires internationaux, notamment le FMI.
Avec une croissance régionale projetée en nette amélioration en 2026, la BEAC invite enfin les citoyens à la prudence face aux fausses informations. Le message est limpide : dans la zone CEMAC, le franc CFA tient le cap, malgré les vents de la rumeur.



