Région de l’Adamaoua : Plus de 40 milliards FCFA disponibles pour impulser le développement local
Pionnière en matière d'exécution du BIP au Cameroun, la région château d'eau s'est vu allouer la somme globale de 41, 2 milliards FCFA pour l'exercice 2026. Une enveloppe qui intervient dans un contexte particulier, marqué par le défi de la transformation locale des produits agropastoraux, l'urgence de désenclaver des principaux bassins de production et le besoin criard de renforcer les infrastructures routières, hydrauliques et même électriques.

Dotation à gestion centrale, déconcentrée et décentralisée, l’enveloppe allouée devrait impacter positivement divers secteurs d’activités de cette région septentrionale du Cameroun. Des confidences du ministre des Finances, Louis Paul Motaze qui a procédé le 13 janvier 2026 au lancement du budget, il ressort que, « Cette enveloppe offre des marges de manœuvre pour améliorer le désenclavement des bassins de production agropastorale, renforcer les infrastructures de marché à bétail, améliorer l’accès à l’eau et à l’électricité en milieu rural, ainsi que les initiatives locales de transformation ».
Concrètement, plusieurs projets devraient être réalisés dans le segment des infrastructures routières avec les bitumages de la nationale n°6 sur la section Banyo-Mayo Darlé-Bankim, la route Ngatt-Likok et les aménagements connexes, l’axe Ngaoundéré-Paro. Afin de soutenir le tissu productif local et sa transformation, un accent sera mis sur le désenclavement des routes des bassins de production localisés dans les zones de Blinjiba, Kaladji, Malingara et Békasiki vers la zone forestière. Associé à la construction des forages pastoraux, des kits d’insémination artificielle seront acquis pour la station zootechnique de Wakwa. Dans le secteur éducatif, des efforts vont se poursuivre dans la construction, l’extension et l’entretien des lycées et collèges de la région.
L’Adamaoua, l’exemple parfait de l’exécution budgétaire
Face aux défis qui se multiplient, malgré les difficultés souvent recensées à savoir : des lenteurs dans le décaissement des crédits de paiement, un manque de coordination entre les acteurs… La région de l’Adamaoua s’est toujours illustrée positivement dans la mise en exécution du budget alloué.
Une analyse des données sur la période 2020-2025 révèle des résultats variables mais très appréciables. À en croire le comité technique national de suivi de l’exécution du BIP, pour le Budget d’Investissement Public (BIP) 2020, la région de l’Adamaoua a obtenu un taux de réalisation physique excellent de 96,51 %. Des chiffres confirmés par les acteurs d’exécution qui indiquent que, dans le cadre des ressources transférées aux communes en 2020, « pour un montant révisé de 7,029 milliards, les projets ont été exécutés à 99,23% … Sur les 21 communes que compte la région, 15 communes affichent un taux d’exécution physique de 100% ».
Cette tendance maîtrisée s’est poursuivie avec des taux d’exécution à plus de 70% entre 2021-2024, soit 97% en 2023 et 93% en 2024. Le temps d’une communication officielle sur le taux d’exécution à fin 2025, des sources proches du comité technique national de suivi de l’exécution du BIP confient qu’au 30 novembre 2025, « les évaluations en cours du budget d’investissement public pour la région de l’Adamaoua indiquent un taux d’exécution physique de 87% ». Pour Louis Paul Motaze, les évolutions observées depuis plusieurs années déjà, traduisent « le dynamisme et le professionnalisme des agents d’exécution et des acteurs locaux ».



