Activités spatiales : Le Sénégal prépare le lancement de son 2ème satellite
Inscrit dans une dynamique de renforcement des compétences locales, le lancement du satellite GAINDESAT-1B prévu courant 2026, devrait consolider les acquis du GAINDESAT-1A, premier satellite sénégalais lancé avec succès en août 2024 depuis la base américaine de Vandenberg, a annoncé Pr Gayane Faye, coordonnateur du projet Sénégal Satellite (SENSAT) le 15 janvier 2026. C’était lors du cours inaugural de la rentrée académique 2025-2026 du Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS).

Concrètement, le satellite sénégalais GAINDESAT-1B servira à renforcer la souveraineté technologique du pays en collectant des données environnementales, en surveillant le territoire (mers, fleuves, villes) et en fournissant des images pour l’agriculture, la gestion de l’eau (alertes crues) et l’urbanisme, permettant ainsi des décisions éclairées et l’amélioration des services publics. Il s’agit d’une continuité du projet GAINDESAT-1A, avec un focus sur le transfert de compétences et le développement du capital humain.
À en croire la fiche technique du projet, le lancement de ce satellite a plusieurs visées notamment la collecte de données environnementales : se connecter aux stations au sol pour aspirer les données environnementales (niveau de l’eau, etc.). En termes d’imagerie satellitaire, il s’agira de prendre des images du territoire national pour diverses applications. Ces différentes prises d’images contribueront à identifier les zones agricoles, suivre la croissance des cultures et estimer les rendements, surveiller le fleuve Sénégal pour anticiper les crues et informer les populations. Si le Sénégal prévoit la création d’une formation doctorale en recherche spatiale au sein du CHEDS, destinée aux officiers, aux professionnels de la sécurité et aux chercheurs. Avec GAINDESAT-1B, le pays est à la quête d’une souveraineté et d’une sécurité. En effet, il est question pour les autorités sénégalaises de renforcer l’autonomie du pays dans le domaine spatial et la prise de décision, de former des ingénieurs et techniciens sénégalais en ingénierie spatiale, de construire une capacité nationale d’accès, d’analyse et d’exploitation des données spatiales. Et enfin, de fournir des informations précises pour aider l’État à prendre des décisions éclairées



