Nationale n°3 : Des études techniques en cours pour la réhabilitation
La route Douala-Yaoundé devrait afficher peau neuve dans les 10 prochains mois, si l'on en croit un communiqué de presse signé le 16 janvier 2026 par le ministre des travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi. Axe stratégique pour les échanges transfrontaliers, le tronçon fera l'objet d'une visite de reconnaissance du 19 au 26 janvier de l'année en cours. Objectif pour l'ingénieur du gouvernement : permettre aux potentiels soumissionnaires, bureaux d'études techniques et entreprises de travaux, de mieux préparer leurs offres techniques et financières.

Classée route nationale N°3, cette artère clé relie les deux principales métropoles du pays, Douala et Yaoundé. D’un linéaire de 214,1 km, elle n’a cessé de faire l’objet de nombreuses polémiques en raison de son état de dégradation très avancé. Conséquences : des heures de voyage prolongées, une activité économique au ralenti, des embouteillages astronomiques, une recrudescence des accidents de circulation. Soumise à un trafic intense et croissant, la route Douala-Yaoundé est à ce jour, fortement dégradée et nécessite une réhabilitation en profondeur. … Etc.
À ce titre, des travaux de réhabilitation /construction seront exécutés sur deux sections distinctes, notamment le linéaire de 127 km allant de Yaoundé au pont Ndoupé puis les 109 km entre Pont Ndoupé et Douala (Pont de la Dibamba). D’ailleurs, les travaux envisagés concernent le renforcement de la chaussée, l’élargissement de certaines sections, la création de voies alternatives, ainsi que l’aménagement de carrefours et d’échangeurs. L’installation de nouveaux dispositifs de signalisation et d’éclairage est également prévue, afin d’améliorer la sécurité routière.
Un rôle déterminant pour le commerce transfrontalier
En effet, la route Douala-Yaoundé joue un rôle central dans les échanges économiques sous-régionaux, en reliant les corridors Douala-N’Djamena et Douala-Bangui. Elle constitue un maillon essentiel pour l’acheminement des marchandises entre le port de Douala et les zones administratives et économiques du Tchad et de la Centrafrique. Sa réhabilitation devrait permettre de fluidifier le trafic, de réduire les coûts logistiques, de faire baisser les taux d’accidents et de stimuler l’activité économique. À terme, cette modernisation devrait offrir aux usagers un meilleur accès aux services, aux opportunités commerciales et aux marchés régionaux.
Près de 40 km de nids de poules traités il y a plus de 24 mois
Le 8 novembre 2024, le ministère des travaux publics avait annoncé via sa page Facebook, le lancement des travaux de traitement des nids de poule sur la route nationale N°3. Entamés le 2 novembre de l’année indiqué, les travaux visaient à « parer au plus urgent sur cet itinéraire à fort trafic, en attendant le démarrage des travaux confortatifs », précisait le ministère. À cet effet, deux équipes avaient été mobilisées pendant 10 jours : l’une dans la région du Centre et l’autre dans la région du Littoral. Leur mission consistait à traiter les nids de poule en continu sur cet axe essentiel. « À ce jour, le linéaire traité depuis le début des travaux est évalué à 35 km », indiquait le service de communication du Mintp.
Près de deux ans après ces travaux, le gouvernement camerounais a adressé, le 22 juillet 2025, une requête de financement à la Banque islamique de développement (BID) pour un montant de 165 milliards de FCFA. Cette demande, signée par le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, vise à réhabiliter la route Douala-Yaoundé, longue de 214,1 kilomètres. En se fiant au communiqué de presse signé par le ministre des travaux publics, tout porte à croire que ce financement est désormais disponible et les travaux devraient être lancés sous peu.



