Begro Olivier PDG du groupe Legalis Africa : « À travers l’option numérique Sangofa nous préparons l’avènement de la digitalisation juridique et fiscale à travers l’Afrique »
Axé sur les formalités juridiques et leur digitalisation, le groupe qui vient de faire le pré lancement de ses activités le 12 janvier 2026, vient de faire le point à notre micro. Le fondateur a situé les contours du plan d’actions portant sur le monde estudiantin et de l’entrepreneuriat avec une expansion annoncée après le premier trimestre de cette nouvelle année.

Parlez-nous de votre parcours ?
Merci pour votre présence afin de présenter Legalis Africa Je suis Begro Olivier, juriste de formation et de profession. Depuis 2001, j’ai débuté dans le monde professionnel bien avant l’obtention de ma Maîtrise obtenue à l’université de Cocody en 2004. Entre autres expériences professionnelles j’ai eu à travailler pour le groupe Snedai propriété du président sortant de l’Assemblée nationale ivoirienne, en qualité de juriste en charge de la couverture maladie universelle. Ensuite mon patron m’a orienté sur les jeux de la francophonie puis la réhabilitation des centres de santé comme à l’hôpital national Point G du Mali pour lequel j’ai ouvert Marylise BTP Mali filiale de SNEDAI Groupe. Je fus après employé de Mayelia participation où en définitive j’ai servi en qualité de Directeur conformité
Ensuite je fus consultant à divers niveaux avant d’intégrer le service juridique du groupe hôtelier Azalai représenté dans la sous-région. Afin d’ouvrir une Legatech et franchir de nouveaux défis, nous avons demandé à nos mandants de nous laisser partir pour finaliser ces projets qui sont désormais au cœur de notre actualité avec Legalis Africa.
Que symbolise votre entité qui vient de voir le jour ?
Une Legaltech est un style d’entreprise né aux USA dans les années 80 : c’est la connexion entre le Droit et la technologie de l’information et de la communication. Tandis que la Taxtech qui est l’union de la technologie et la fiscalité, a débuté au début des années 2010 aux USA mais aussi en France.
Il y a enfin la Fintech qui est la mise en relation donc un cumul entre la finance et la technologie comme Wave ou Djamo. En conclusion, la legaltech est un condensé entre le Droit et les NTICs devenant une alternative vitale au monde des affaires.

Comment est né ce groupe à travers lequel vous nourrissez d’importantes ambitions ?
Notre structure s’appelle Legalis Africa car nous sommes panafricanistes et entendons investir le continent. Notre volonté est de montrer que les africains peuvent produire des concepts allant de la legaltech à la Taxtech voire la fintech au moins aussi bien voire mieux qu’en France ou aux Etats Unis.
Étant d’une des anciennes générations de juristes, il m’est apparu important de révolutionner le Droit et la fiscalité d’où l’existence de notre groupe. Le lancement du 12 janvier 2026 a eu lieu sur un de nos produits car cette année, nous aurons à lancer en tout 7 produits à travers l’Afrique. Sankofa by legalis africa est donc la première plateforme legaltech de l’Afrique de l’ouest francophone et de l’espace Ohada
Techniquement, comment fonctionne le Process de Sankofa ?
Un webinaire est prévu la journée du 22 janvier 2026 à 15h GMT au lien https://us05web.zoom.us/meeting/register/77u3ynGXTuW5QACMwZlceQ#/registration
Nous comptons situer le déroulé et le fonctionnement de nos procédures et modalités. Nos partenaires et followers doivent être imprégnés de nos actions. Il faut donc aller sur le lien « www.sankofa-legaltech.com « à partir de son téléphone ou ordinateur pour avoir toutes les informations. Sankofa sera disponible en fin janvier sur Playstore et Apple store. Au niveau abonnement il existe la formule secteur informel à 5000 CFA par mois, la formule Starter pour étudiants et entrepreneurs individuels à 15 000 fcfa le mois, la formule PRO pour les PME à 50000 CFA et le mode premium qui est fait sur devis.
SanKofa permet d’aider à la création d’entreprises, des associations, de générer ses documents juridiques pour les formalités administratives et entrepreneuriales, de bénéficier d’une jurisprudence en s’imprégnant aussi du lexique de la vie juridique. Notre groupe permet à nos abonnés de s’offrir les Services d’un notaire, d’un avocat et même de commissaire de justice a travers notre plate-forme qui vise à mettre en relation les professionnels du droit et le grand public.
Au plan fiscal, l’abonné a l’opportunité d’avoir une idée de son relevé ainsi que le timing de ses paiements, sans oublier les incidences et pénalités quand il n’est pas en règle : il dispose alors d’un tableau de bord fiscal qui le permet de suivre à 360 degrés sa relation avec les impôts. Ce développement que je vous donne n’est qu’à la version 1 de nos offres et la suite sera connue au fil des semaines.
Quelles sont vos perspectives et le point de votre déploiement ?
Il faut savoir que nous comptons formaliser le secteur informel d’où l’abonnement à 5000 CFA car on entend apporter de l’assurance mais aussi le suivi idoine par un Centre de gestion agréé. Telle est notre vision depuis que nous étions juristes en entreprise car il importe que l’informel soit officiel et formalisé auprès des entités dédiées avec des facilités pour les entrepreneurs. Aussi quand ils ne peuvent pas s’offrir un juriste voire un spécialiste de la fiscalité,tout comme l’étudiant qui ignore les contours d’un contrat ou les décisions de justice afin de se décider via des procès référence, ils ont tous cette possibilité avec Legalis Africa.
N’oublions pas que les entreprises (TPE PME) ont besoin d’une large palette juridique pour exercer à travers des professionnels du Droit et de la justice : notre plateforme facilite ces mises en relation avec l’opportunité d’avoir de la clientèle conformément aux réglementations en vigueur.
Pour l’heure, la solution Sankofa est déployée en Côte d’Ivoire notamment le Sud Comoé qui part de la commune de Port Bouet (où se trouve l’aéroport d’Abidjan) à Aboisso, frontière du Ghana. Idem dans le grand Abidjan même si nous entendons finaliser notre déploiement à travers toute la Côte d’Ivoire pour être partout au mois de mars. Notre vision est de s’étendre dans la sous-région car Legalis Africa a des partenaires maliens, béninois, sénégalais et des pays d’Afrique centrale très intéressés, ainsi nous pensons être prêts à nous déployer très rapidement dans l’espace Ohada avant décembre 2026.
Nous apportons de quoi formaliser le secteur informel et les États doivent soutenir les alternatives de Sankofa qui restent une posologie indiquée pour le secteur économique.
De la conception au lancement, qu’en est-il des Difficultés rencontrées ?
Notre expérience que nous partageons avec vous est inédite car lorsqu’on présentait l’embryon du projet aux premiers partenaires, ils ont voulu nous appuyer à hauteur de 50 millions CFA qui allait nous développer sur du long terme. Quand nous avons vu cette offre, nous nous sommes demandés si les jeunes ne pouvaient pas le concevoir, et, en moins de 6 mois, ceux là qui sont désormais dans notre équipe numérique ont réussi ce pari. La jeunesse africaine a du talent car on nous donnait 18 mois pour concevoir les démembrements de Legalis Africa.
Il importe que je dise que nous préparons l’avènement de la digitalisation juridique et fiscale à travers des africains. Déjà en Côte d’ivoire nous lorgnons la digitalisation totale du monde des entreprises et notre équipe informatique a moins de 30 ans.
Parlez-nous des autres pôles qui composent votre menu ?
Concernant le pôle étudiant, nous préparons le Sankofa Legaltech Tour qui nous enverra dans diverses Universités, notamment les facultés de Droit où notre tournée aura pour but d’évoquer l’existence et les bienfaits de nos produits. À partir de février ce sera effectif avec 5 universités reconnues d’Abidjan pour la première étape. Un débat sera fait afin de comprendre le concept de la legaltech et ne pas la fuir car on doit s’appuyer sur elle pour devenir un expert en matière juridique et fiscale.
Aussi, les étudiants seront des ambassadeurs Sankofa car ils doivent ventiler l’importance de la legaltech où qu’ils soient. Un programme dédié a été prévu à leur endroit vu qu’ils sont la relève de demain.
Sur le front de la fiscalité, le tableau de bord que j’avais évoqué au début de notre entretien conduira à fournir la facture normalisée, les déclarations automatisées et être un partenaire de la direction générale des impôts Dgi pour transmettre les demandes de notre clientèle en temps et en heure. À noter que nous prévoyons une comptabilité numérique avec un service minimum facilitant la lisibilité des transactions, sans avoir recours à un comptable pur et dur pour décanter des situations mineures.
Votre Mot de fin !
Je lance un appel pour que le Droit et la Fiscalité soient accessibles à tous. Ce sont des leviers importants pour le succès économique des États. Ils doivent être à portée de l’agriculteur dans le campement jusqu’au au PDG en ville, afin de les démystifier pour faire bouger les lignes dans le sens d’une économie intelligente et innovante à travers la digitalisation.
Propos recueillis par KEITA IDRISSA



