Bauxite de Minim-Martap : Le rail camerounais au cœur d’un partenariat stratégique
Camrail et Camalco ont franchi une étape décisive dans la mise en valeur du gisement de bauxite de Minim-Martap. La signature d’un accord-cadre sur le transport ferroviaire du minerai ouvre la voie à des investissements structurants sur le réseau national et renforce l’ambition du Cameroun de devenir un acteur minier de premier plan en Afrique.

Le concessionnaire du chemin de fer camerounais, CAMRAIL, et la société minière CAMALCO S.A., filiale de l’australien Canyon Resources Ltd, ont officialisé un term-sheet définissant les grandes lignes du transport ferroviaire de la bauxite issue du site de Minim-Martap, dans la région de l’Adamaoua.
Cet accord fixe les bases techniques, opérationnelles et commerciales nécessaires à l’acheminement du minerai jusqu’au port de Douala, point névralgique des exportations. Au-delà de son aspect contractuel, cette entente marque le point de départ d’un programme de renforcement de certaines sections du réseau ferroviaire, indispensable pour accompagner la montée en puissance progressive du projet minier.
Avec des réserves estimées à plus de 144 millions de tonnes et une teneur en alumine supérieure à 51 %, le gisement de Minim-Martap figure parmi les plus prometteurs du continent. Son exploitation constitue un levier économique important pour le Cameroun, tant en matière de recettes d’exportation que de développement industriel.
L’intégration du rail comme colonne vertébrale logistique confirme le rôle stratégique de CAMRAIL dans les grands projets structurants du pays. Pour son directeur général, Joël Hounsinou, cet accord illustre la capacité de l’entreprise à accompagner les ambitions de l’État en matière d’industrialisation et de valorisation des ressources naturelles.
Ce partenariat s’inscrit dans une logique de coopération entre acteurs publics et privés, visant à maximiser la valeur ajoutée locale. Il devrait générer des emplois directs et indirects, aussi bien dans les secteurs ferroviaires que minier, tout en stimulant l’activité économique le long du corridor logistique.
Du côté de CAMALCO, la direction souligne que la sécurisation du transport ferroviaire était une condition essentielle pour débloquer le potentiel de ce projet qualifié de « classe mondiale ». Les équipes des deux entreprises sont désormais mobilisées pour la phase opérationnelle, avec l’objectif de garantir des exportations compétitives sur les marchés internationaux.



