A la UneIndustries

Lisette Claudia TAME NJAMBE : CA’OLY, une méthode camerounaise présentée au Kenya

En juillet 2026, Lisette Claudia TAME NJAMBE s'est rendue au Kenya pour présenter le projet CA'OLY à des investisseurs et opérateurs intéressés par l'industrialisation du pays. Récit d'un déplacement qui marque une nouvelle étape dans sa trajectoire, celle d'une méthode camerounaise désormais regardée au-delà du continent.

Un rendez-vous à l’autre bout du continent

En juillet 2026, Lisette Claudia TAME NJAMBE a fait un déplacement qui tranche avec ses habitudes de terrain, davantage tournées vers les usines de Mbankomo, de Ngolambélé ou de Bandenkop que vers les salles de conférence internationales. Direction le Kenya, pays d’Afrique de l’Est réputé pour son dynamisme entrepreneurial et sa capacité à attirer des capitaux étrangers, mais qui reste, à bien des égards, à l’écart des filières de transformation agro industrielle où le Cameroun a construit son avance.

L’objectif de ce voyage n’était pas de vendre du cacao camerounais. Il était de vendre une méthode. Devant des investisseurs et opérateurs économiques intéressés par l’industrialisation du pays, Lisette Claudia TAME NJAMBE est venue présenter le projet CA’OLY comme un modèle reproductible, capable d’être transposé sur le sol kényan.

Vendre une méthode, pas seulement un produit

Ce déplacement illustre un glissement que Lisette Claudia TAME NJAMBE opère depuis plusieurs mois dans la manière dont elle présente son parcours. Elle ne se contente plus de raconter comment elle a construit, depuis 2021, une industrie de transformation du cacao au Cameroun. Elle explique comment cette construction peut être reproduite ailleurs, dans un autre pays, avec une autre matière première, par d’autres investisseurs.

Devant ses interlocuteurs kényans, elle n’a donc pas présenté un catalogue de produits dérivés du cacao, mais une méthode de montée en puissance industrielle : partir d’une petite unité de production, prouver le modèle à petite échelle, sécuriser les débouchés commerciaux, puis grandir par paliers successifs, jusqu’à atteindre une taille industrielle capable de rivaliser avec les grands groupes internationaux déjà installés.

« Ce que j’ai construit à Mbankomo, je peux vous aider à le construire ici, avec vos propres ressources. »

Ce qui a été présenté aux investisseurs

La proposition faite aux investisseurs et opérateurs économiques présents portait sur une possibilité concrète : la création, au Kenya, d’une unité industrielle capable de reproduire ce que CA’OLY a démontré au Cameroun, à savoir la transformation locale d’une ressource agricole en produits semi finis et en produits finis destinés à la consommation directe. Pas nécessairement du cacao, dont le Kenya n’est pas producteur majeur, mais une matière première locale à identifier, selon la même logique qui a guidé Lisette Claudia TAME NJAMBE au Cameroun : partir de ce que le pays produit en abondance et que personne n’a encore transformé sur place.

Cette proposition s’appuie sur l’expertise développée au fil de ses propres implantations : diagnostic des filières disponibles, choix du site, structuration de l’approvisionnement auprès des producteurs locaux, montage des lignes de production, obtention des certifications nécessaires à l’exportation. Un savoir faire opérationnel, construit sur le terrain, qu’elle met désormais à disposition d’investisseurs situés bien au delà des frontières camerounaises.

Pourquoi le Kenya regarde vers Mbankomo

Le Kenya n’a pas attendu ce déplacement pour affirmer ses ambitions industrielles. Le pays s’est positionné comme l’un des hubs économiques les plus dynamiques d’Afrique de l’Est, porté par un secteur agricole puissant et une volonté politique de réduire sa dépendance aux importations de produits transformés. Ce qui manque, selon plusieurs opérateurs présents, ce n’est pas le capital ni la matière première, mais l’expérience concrète de ceux qui ont déjà mené ce type de projet à terme.

C’est précisément ce vide que Lisette Claudia TAME NJAMBE est venue combler, en apportant non pas une promesse théorique, mais un exemple opérationnel, vérifiable, que les investisseurs kényans peuvent aller observer directement au Cameroun. La démonstration par les faits, plutôt que par les projections, a constitué l’argument central de sa présentation.

Une première étape, parmi d’autres

Ce déplacement au Kenya ne constitue, pour l’instant, qu’une prise de contact. Aucune usine n’est encore sortie de terre, aucun accord définitif n’a été annoncé. Mais il marque une étape supplémentaire dans la trajectoire de Lisette Claudia TAME NJAMBE, qui passe progressivement du statut d’industrielle camerounaise à celui d’experte sollicitée au delà de ses frontières.

Pour elle, ce type de rencontre confirme une conviction déjà exprimée : l’Afrique manque moins de ressources que d’opérateurs capables de les transformer sur place. Chaque déplacement de ce genre démontre que ce qu’elle a construit à Mbankomo n’est pas un cas isolé, mais un modèle qui attend d’être reproduit.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

10 - 3 = ?
Recharger

Veuillez saisir les caractères affichés dans le CAPTCHA pour vérifier que vous êtes humain.

Bouton retour en haut de la page