Activités pastorales : La Guinée prévoit d’aménager 20 000 hectares de zone de pâturage moderne en 5 ans

Foumbadou, dans la préfecture de Lola, verra sortir de terre, la première phase de développement d’une zone de près de 3 000 hectares de pâturage moderne. Cette initiative des autorités guinéennes, devrait sur le long terme, régler la question de l’occupation des terres. Objet d’un conflit permanent entre les agriculteurs et les éleveurs.
Le secteur de l’élevage reste fortement dominé par le pastoralisme, ce dans un pays où le secteur agricole contribue à 31 % au PIB et emploie près de 58 % de la population active. En lançant les travaux de la première zone de pâturage moderne qui s’étale sur 1950 hectares de superficie, le gouvernement entend résoudre un conflit socio-économique. De sources internes à la Chambre d’agriculture de Guinée, l’objectif principal est l’encadrement durable des activités pastorales et la promotion d’une coexistence pacifique entre agriculteurs et éleveurs.
Si la recrudescence des conflits entre agriculteurs et éleveurs constitue le leitmotiv à l’interdiction par le gouvernement, de transhumance transfrontalière depuis janvier 2025. Le projet lancé le 19 décembre 2025, par le ministère de l’Élevage projette l’aménagement d’environ 20 000 hectares de zones de pâturage au cours des cinq prochaines années. Les principaux sites étant localisés dans les préfectures de Lola, Beïla, Macenta, Mandiana, Kérouané et en Moyenne-Guinée.
Le temps d’implémenter le projet dans sa globalité, la première phase initiée à Foumbadou sera élargie pour atteindre près de 3 000 hectares, les localités de Lainé (250 ha) et Guéasso (500 ha) étant incluses. Ça et là, il est prévu l’installation de parcs de pâturage, des points d’eau modernes accessibles en toute saison pour l’abreuvement du bétail, des couloirs de transhumance clairement délimités et sécurisés, des aires de repos et de regroupement du cheptel, mais aussi des infrastructures vétérinaires de proximité pour l’amélioration de la santé animale.



