Activités portuaires : Le Gecam apprécie le retour progressif à la normale au Port de Douala après la crise du scanning
Réunis le 18 février 2026 à Douala, les principaux acteurs de la chaîne portuaire ont acté la fin des perturbations liées au scanning des marchandises. À l’initiative du Groupement des Entreprises du Cameroun, les échanges ont permis d’acter la reprise des opérations et d’envisager des mesures correctives au bénéfice des entreprises affectées.

La tension était palpable ces derniers jours sur la place portuaire de Douala. En cause : des dysfonctionnements dans le processus de scanning des conteneurs, à l’origine de retards et de coûts supplémentaires pour les opérateurs économiques. Pour désamorcer la crise, le Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM) a réuni autour de la même table les responsables du Port Autonome de Douala, de la Société Générale de Surveillance (SGS) ainsi que l’administration douanière du Littoral 1. Cette seconde séance de travail, organisée une semaine après une première rencontre tenue le 12 février, visait à évaluer l’application des résolutions adoptées et à apprécier l’évolution de la situation sur le terrain.
À l’issue des échanges, les acteurs économiques ont constaté une amélioration notable. Depuis le 17 février, les opérations de scanning des conteneurs ont repris sous la coordination de la SGS, mettant fin à la situation de double facturation qui pesait sur les entreprises. Cette reprise marque une étape importante vers la normalisation du trafic portuaire. Elle devrait contribuer à fluidifier la chaîne logistique et à réduire les délais de traitement des marchandises, un enjeu crucial pour les importateurs comme pour les exportateurs.
Au-delà du retour des opérations techniques, les discussions ont porté sur les impacts financiers subis par les entreprises durant la période de crise. Les parties prenantes ont évoqué des mécanismes de remboursement des sommes indûment perçues, un signal fort adressé au secteur privé. Par ailleurs, des dispositions ont été annoncées pour accélérer les procédures de liquidation en douane. L’objectif est clair : désengorger le port et limiter les surcoûts logistiques qui affectent la compétitivité des entreprises camerounaises.
Si la situation semble s’améliorer pour les conteneurs, des préoccupations demeurent concernant les marchandises non conteneurisées. Les opérateurs redoutent que les modalités de scanning appliquées à ces flux n’entraînent des charges additionnelles susceptibles d’être répercutées sur les prix. Le GECAM appelle donc à la poursuite du dialogue afin d’évaluer l’ensemble des incidences économiques et de préserver le pouvoir d’achat des ménages. Dans ce contexte apaisé, les entreprises sont invitées à reprendre sereinement leurs activités d’import-export, avec l’espoir d’un fonctionnement durablement stabilisé de la principale plateforme portuaire du pays.



