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Appui à l’entrepreneuriat : Une cohorte 2026 féminisée et ancrée dans l’économie réelle pour la TEF

La Tony Elumelu Foundation a dévoilé 3 200 entrepreneurs africains pour sa promotion 2026. Dominée par les femmes et orientée vers l’agriculture et les services, cette sélection confirme les grandes tendances de l’entrepreneuriat sur le continent.

Réunie à Abuja le 22 mars 2026, la fondation pilotée par Tony Elumelu a levé le voile sur la 12e cohorte de son programme phare. Au total, 3 200 porteurs de projets issus des 54 pays africains bénéficieront d’un accompagnement structuré incluant formation, mentorat et un financement pouvant atteindre 5 000 dollars. Depuis son lancement, cette initiative s’est imposée comme un pilier du soutien à l’entrepreneuriat en Afrique. Elle revendique aujourd’hui plus de 24 000 bénéficiaires et plus de 100 millions de dollars injectés dans les jeunes entreprises, avec des retombées significatives en matière de création de richesses et d’emplois.

Fait marquant de cette édition 2026 : les femmes représentent 51 % des entrepreneurs sélectionnés. Une progression que la fondation attribue à la qualité croissante des candidatures féminines, notamment en termes de structuration des projets et de viabilité économique. Cette dynamique illustre une transformation progressive du paysage entrepreneurial africain, où les femmes prennent une place de plus en plus centrale dans la création de valeur.

L’analyse sectorielle de la cohorte met en évidence une forte orientation vers les activités productives. L’agriculture, l’agro-industrie, la transformation alimentaire ainsi que les services de proximité dominent largement la sélection. Les secteurs technologiques, bien que présents, occupent une place complémentaire. Cette configuration traduit un ancrage des initiatives entrepreneuriales dans les besoins essentiels des économies locales, tout en intégrant progressivement les outils numériques.

Si tous les pays africains sont représentés, certains se distinguent par leur poids, notamment le Nigeria. D’autres nations comme le Ghana, le Bénin ou le Cameroun affichent également une participation notable. Ces différences reflètent des niveaux de maturité variés entre les écosystèmes entrepreneuriaux, mais aussi l’ambition de la fondation de maintenir une couverture continentale inclusive.

Au-delà du soutien financier, la fondation promeut une vision du développement centrée sur le rôle du secteur privé. Baptisée “Africapitalisme”, cette approche mise sur l’investissement productif et la création de valeur locale pour stimuler la croissance et l’emploi. À travers cette nouvelle cohorte, la Tony Elumelu Foundation confirme son rôle de catalyseur dans un contexte où les PME africaines apparaissent plus que jamais comme un moteur clé de transformation économique et sociale.

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