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Burkina Faso : Sanbrado tient le cap et confirme la solidité de West African Resources

Au Burkina Faso, la mine d’or de Sanbrado a bouclé l’année 2025 dans les objectifs annoncés par son opérateur, l’australien West African Resources. Malgré un léger repli par rapport à 2024, la performance consolide la place du groupe dans le paysage minier national, tandis que le projet Kiaka monte progressivement en régime.

West African Resources a annoncé cette semaine que la mine de Sanbrado a livré 205 228 onces d’or en 2025. Un niveau qui s’inscrit dans la fourchette de production initialement visée, comprise entre 190 000 et 210 000 onces. Si ce volume reste légèrement inférieur à celui de 2024, où la production avait atteint 206 622 onces, la compagnie estime avoir respecté ses engagements opérationnels. La baisse observée sur la fin de l’année n’a rien d’inhabituel, selon l’opérateur. Elle s’explique par un arrêt programmé des installations, ayant entraîné une réduction temporaire du débit de traitement sur le dernier trimestre.

Au-delà de Sanbrado, West African Resources peut compter sur son second actif burkinabé. Mis en service en juin 2025, le projet aurifère de Kiaka a déjà produit 95 155 onces d’or sur l’année. La mine est toujours en phase de montée en puissance, ce qui laisse entrevoir des volumes plus importants à moyen terme.

En cumulant les productions de Sanbrado et de Kiaka, le groupe totalise 300 383 onces d’or en 2025. Une performance saluée par le président exécutif et directeur général, Richard Hyde, qui met en avant la régularité des équipes, capables d’atteindre les objectifs pour la cinquième année consécutive.

Ces résultats s’inscrivent dans un contexte de forte progression de la production aurifère nationale. À fin septembre 2025, le Burkina Faso avait déjà enregistré plus de 70 tonnes d’or, contre environ 61 tonnes sur l’ensemble de l’année précédente. Les autorités attribuent en grande partie cette hausse au dynamisme de l’exploitation artisanale.

Parallèlement, l’État burkinabé a exprimé son intention de renforcer sa participation dans la mine de Kiaka, avec une demande portant sur une prise de participation pouvant aller jusqu’à 50 %. Si les discussions sont encore en cours, leur issue pourrait redéfinir les équilibres entre l’opérateur et les pouvoirs publics dans l’un des projets aurifères les plus prometteurs du pays.

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