Corruption en Afrique : L’intelligence artificielle, un outil de prévention et de combat
En Afrique, la corruption freine gravement les efforts de développement économique, de bonne gouvernance et le bon fonctionnement des sociétés. Pour apporter des réponses pertinentes à ce fléau, le Cameroun va accueillir du 04 au 08 mai 2026, la 16ème conférence régionale sur la lutte contre la corruption. Un événement majeur dont le succès repose sur l’installation le 07 avril 2026 par Rev Dr Dieudonné Massi Gams, des 18 membres du comité d’organisation interministériel.

Dans un contexte où le recours à l’intelligence artificielle continue de remodeler les économies. Faire usage de celle-ci pour prévenir et combattre la corruption constitue un véritable challenge. Du 04 au 08 mai 2026, soit quatre jours durant, 200 participants venus de 25 pays africains membres du Commonwealth apporteront des solutions concrètes autour d’une thématique clé, « Le recours à l’intelligence artificielle dans la lutte contre la corruption en Afrique du Commonwealth ». Avec une moyenne régionale de 32/100, bien en dessous de la moyenne mondiale qui est de 42. « La corruption en Afrique engendre la perte de près de 88 milliards de dollars par an, soit environ 3,7 % du PIB continental, freinant gravement le développement », révèle en 2025, l’indice de perception de la corruption (IPC) de l’Afrique subsaharienne.
Des technocrates de haut niveau pour assurer le succès de la 16ème conférence
À Yaoundé, les préparatifs de la prochaine conférence régionale des Chefs d’institutions de lutte contre la corruption des pays d’Afrique membres du Commonwealth ont connu une avancée très significative. Près de 20 personnels issus de toutes les strates de l’administration publique ont été installés par le Président de la Commission nationale anti-corruption, Rev Dr Dieudonné Massi Gams.
Sous la présidence d’Ernest Kowo, le Secrétaire Permanent de la Conac, les membres du comité d’organisation interministériel désignés auront une mission d’importance à la fois nationale pour le rayonnement du Cameroun et continentale. Une équipe à laquelle, il va désormais incomber : « d’assurer une coordination logistique sans faille ; de faciliter la collaboration entre les institutions ; de garantir l’efficacité des dispositions protocolaires ; et de créer un environnement propice à un dialogue fructueux entre les délégations participantes », a souligné le Président de la Conac.
Informer, mobiliser et inspirer : Le rôle stratégique des médias
Loin des salles de réunions, le succès de la conférence projetée au Cameroun reposera sur le rôle indispensable des médias. À ce titre, un plan de communication répondant à trois objectifs a été dévoilé par la Commission nationale anti-corruption. Dans le détail il est premièrement question d’assurer la visibilité de l’événement en rendant activités et résultats de la conférence accessible aux citoyens, institutions et partenaires internationaux. Deuxièmement, il s’agit de démontrer que la lutte contre la corruption se mène en toute transparence, ce via des déterminants clairs comme l’ouverture et la responsabilité. Enfin, le public devrait davantage s’approprier cette lutte, car combattre la corruption n’incombe pas aux institutions.
Pour Dieudonné Massi Gams, les professionnels des médias et les partenaires de communication sont des ponts entre les institutions et les citoyens. « Votre professionnalisme garantit que l’information éclaire plutôt que de diviser, informe plutôt que d’induire en erreur… Nous comptons sur votre collaboration pour diffuser des messages précis et percutants qui renforcent la confiance et la sensibilisation du public », a-t-il réitéré.



