A la UneEconomie numérique

Cybercriminalité : Tether et l’ONUDC s’allient pour sécuriser l’essor des cryptomonnaies en Afrique

Alors que les actifs numériques connaissent une expansion fulgurante sur le continent africain, les risques de fraude et de criminalité financière se multiplient. Face à ces défis, Tether et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) lancent une initiative conjointe visant à renforcer la cybersécurité, l’éducation numérique et la protection des utilisateurs africains.

L’Afrique s’impose progressivement comme l’un des pôles mondiaux de croissance des cryptomonnaies. Portés par l’inclusion financière, les transferts transfrontaliers et l’innovation technologique, les actifs numériques séduisent un nombre croissant d’utilisateurs. Mais cette adoption rapide s’accompagne de zones d’ombre : escroqueries en ligne, blanchiment d’argent et réseaux criminels exploitent les failles d’un écosystème encore jeune. C’est dans ce contexte que Tether, acteur majeur du marché des cryptomonnaies, et l’ONUDC ont officialisé un partenariat stratégique destiné à renforcer la sécurité numérique en Afrique et à mieux informer les citoyens sur les risques liés aux actifs numériques.

Au cœur de cette collaboration figure un important volet éducatif. Des programmes de formation à la cybersécurité et à l’usage responsable des actifs numériques seront déployés, avec une attention particulière portée aux jeunes. Au Sénégal, des parcours de formation en plusieurs étapes sont prévus, combinant apprentissages techniques, mentorat et accompagnement de projets numériques sécurisés, en lien avec des partenaires issus du monde académique et technologique. Selon l’ONUDC, cette approche vise non seulement à réduire la vulnérabilité des utilisateurs, mais aussi à renforcer l’employabilité des jeunes et à encourager l’émergence d’écosystèmes numériques plus fiables et transparents.

Au-delà de la formation, l’initiative s’étend à plusieurs pays africains, notamment le Nigeria, la RDC, le Malawi, l’Éthiopie et l’Ouganda. Elle prévoit un soutien à des organisations de la société civile engagées auprès des victimes de la traite des êtres humains, un phénomène de plus en plus lié aux circuits financiers numériques clandestins. La sensibilisation aux risques financiers en ligne constitue également un axe central du programme.

Les enjeux sont de taille. Une récente opération internationale a révélé des centaines de millions de dollars issus d’activités illicites circulant en cryptomonnaies sur le continent. Pour les partenaires, renforcer les capacités locales en matière de prévention et de cybersécurité est devenu indispensable.

À terme, cette alliance ambitionne de consolider la confiance dans les actifs numériques, d’appuyer les États africains dans la lutte contre les crimes financiers et d’accompagner le développement d’une économie numérique plus sûre, inclusive et durable. Dans un continent où l’innovation avance à grande vitesse, la sécurisation des usages apparaît désormais comme une condition essentielle de la croissance.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page