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Eneo en 2026 : Une année charnière sous le signe de la continuité et de la performance

Entre transition de gouvernance, exigences opérationnelles accrues et poursuite de sa transformation interne, Eneo Cameroun aborde l’exercice 2026 dans un contexte particulièrement dense. L’entreprise entend capitaliser sur les acquis récents pour sécuriser le service public de l’électricité tout en renforçant son efficacité économique et organisationnelle.

L’année 2025 a servi de révélateur des capacités de résilience d’Eneo. La couverture énergétique des échéances électorales a mobilisé l’ensemble des équipes techniques et opérationnelles, dans un environnement marqué par une forte sensibilité du réseau. Cette performance est appelée à se répéter dès le début de 2026, avec de nouveaux événements électoraux inscrits à l’agenda national. À cette contrainte s’ajoute la Coupe d’Afrique des Nations de football, dont l’organisation repose sur un approvisionnement électrique stable, malgré les limites structurelles du système. Pour Eneo, l’enjeu est stratégique : garantir la continuité de service dans un contexte de forte exposition médiatique et institutionnelle.

L’exercice 2026 marque également une évolution majeure de l’actionnariat, avec la sortie du fonds Actis et la reprise des parts par l’État camerounais. Si cette transition suscite une attention particulière des acteurs économiques, les autorités publiques ont confirmé le maintien des orientations opérationnelles de l’entreprise. Ni les missions de service public, ni les engagements vis-à-vis du personnel ne sont remis en cause. La direction générale insiste sur la stabilité du cadre de travail et invite les équipes à considérer cette évolution comme une opportunité de consolidation, plutôt que comme un facteur d’incertitude.

Dans un contexte de réforme de l’action publique, Eneo poursuit l’approfondissement de sa décentralisation interne. Le transfert progressif de compétences vers les régions vise à améliorer la réactivité commerciale et technique, en rapprochant la prise de décision des clients. Cette organisation territoriale renforcée doit permettre une meilleure prise en compte des spécificités locales, tout en respectant les règles de gouvernance, les objectifs financiers et la stratégie globale définie par le siège.

Sur le volet des ressources humaines, l’entreprise mise sur la structuration de ses outils de gestion. Après le succès des rencontres RH ouvertes en 2025, Eneo accélère en 2026 la mise en œuvre de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, ainsi que le développement des carrières techniques. Parallèlement, des partenariats avec les institutions universitaires sont déployés afin d’améliorer la qualité du vivier de recrutement, renforcer la formation et promouvoir la diversité, considérée comme un levier de performance durable.

Le groupement d’intérêt commun du personnel (GIC-P) poursuit sa montée en puissance. Le management encourage une plus large adhésion des agents à ce mécanisme, perçu comme un outil de stabilisation sociale et d’alignement des intérêts entre l’entreprise et ses collaborateurs.

Pour Eneo, 2026 s’annonce exigeante, tant sur le plan opérationnel qu’institutionnel. Sécurité des équipes, qualité de l’énergie fournie et discipline organisationnelle restent au cœur des priorités. Dans un environnement sous tension, la direction mise sur l’engagement collectif pour transformer les contraintes en leviers d’amélioration du rendement et de création de valeur au service de l’économie nationale.

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