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Énergies propres : La transition énergétique attire près de 14 milliards de dollars en 2025

Portée par les grands projets solaires, éoliens et hydroélectriques, la transition énergétique africaine a mobilisé plus de 13 milliards de dollars l’an dernier. Mais derrière cette dynamique, la dette reste le principal carburant financier, tandis que les investissements se concentrent sur un petit nombre de pays jugés plus attractifs.

En 2025, les flux financiers destinés à la transition énergétique du continent ont atteint environ 13,8 milliards de dollars. Ces montants se sont répartis sur plus de 300 opérations menées par une multitude d’investisseurs dans plus de quarante pays. L’écrasante majorité des fonds a été orientée vers les énergies propres, confirmant que le virage vert n’est plus un simple slogan mais un chantier bien engagé. La production d’électricité verte domine largement, absorbant la plus grande part des investissements, devant les réformes sectorielles et le renforcement des services publics. Les réseaux de transport et de distribution, tout comme les solutions de stockage, progressent également, signe d’un intérêt croissant pour la stabilité des systèmes électriques.

Le financement par emprunt demeure la voie privilégiée pour soutenir ces projets. Les prêts dépassent nettement les apports en fonds propres et les subventions, tandis que les mécanismes mixtes combinant capitaux publics et privés restent encore marginaux. Cette structure reflète une préférence pour des projets jugés « bancables », adossés à des contrats d’achat d’électricité fiables et à des cadres réglementaires relativement sécurisés.

Parmi les principaux contributeurs figurent la Banque africaine de développement, le groupe de la Banque mondiale, la banque sud-africaine Standard Bank et l’Union européenne. À eux seuls, les dix premiers investisseurs concentrent plus de la moitié des montants engagés, illustrant une forte concentration des sources de financement.

Les capitaux se sont majoritairement dirigés vers une poignée de marchés considérés comme mûrs pour accueillir de grands projets. L’Afrique du Sud, l’Égypte, le Nigeria et le Maroc figurent en tête. Par sous-région, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique du Nord devancent l’Afrique australe, tandis que l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est restent en retrait. Cette cartographie révèle un contraste persistant : là où les cadres réglementaires et les réseaux sont plus solides, l’argent afflue ; ailleurs, le potentiel existe mais peine encore à séduire.

Avec cette dynamique, l’Afrique confirme son rôle croissant dans la transition énergétique mondiale. Reste à élargir la base des pays bénéficiaires et à diversifier les modes de financement pour que la lumière verte éclaire aussi les zones encore dans l’ombre.

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