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Filière café : Le Cameroun ouvre la campagne caféière 2025-2026 sur fond de reprise et de prix porteurs

Dans un contexte international marqué par une tension durable entre l’offre et la demande, le Cameroun lance officiellement sa nouvelle campagne caféière. Entre rebond de la production, amélioration des revenus des producteurs et ambitions de transformation locale, les autorités entendent consolider la relance d’une filière stratégique.

La campagne caféière 2025-2026 sera officiellement lancée le 16 janvier prochain à Baditoum, dans le département du Haut-Nyong. Le choix de cette localité de la région de l’Est n’est pas anodin. Il traduit la volonté des pouvoirs publics de rapprocher les grands rendez-vous sectoriels des bassins de production et des acteurs de terrain. Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, présidera cette cérémonie qui marque le coup d’envoi d’une nouvelle saison pleine d’attentes pour les producteurs.

Sur les marchés internationaux, le café évolue dans une dynamique haussière soutenue. La demande mondiale poursuit sa progression, tandis que l’offre reste contrainte par les effets persistants du changement climatique dans plusieurs pays producteurs. Sécheresses, pluies irrégulières et maladies des plantations ont réduit les volumes disponibles, contribuant à maintenir les cours à des niveaux élevés.

Au plan national, les indicateurs confirment une embellie. La production commercialisée est passée de 10 592 tonnes lors de la campagne 2023-2024 à 11 637 tonnes en 2024-2025, soit une hausse de près de 10 %. Cette progression traduit les efforts engagés ces dernières années pour revitaliser la filière, notamment à travers l’encadrement des producteurs et l’amélioration des pratiques culturales.

Cette dynamique s’est également reflétée sur les prix payés aux producteurs. Le kilogramme d’arabica est passé de 2 375 à 2 854 FCFA, tandis que le robusta s’est négocié en moyenne à 1 959 FCFA contre 1 500 FCFA un an plus tôt. Des hausses respectives de plus de 20 % et 30 %, qui contribuent à renforcer l’attractivité de la culture du café.

Au-delà des performances conjoncturelles, le gouvernement affiche une ambition plus structurelle : développer la transformation et la consommation locales. Cette orientation s’inscrit dans la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) et vise à mieux capter la valeur ajoutée, tout en positionnant le café camerounais dans les échanges régionaux offerts par la Zone de libre-échange continentale africaine.

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