Finance mondiale : Casablanca et Maurice tirent la course des places financières africaines
L’édition 2026 du Global Financial Centres Index confirme une dynamique contrastée en Afrique. Si Casablanca s’impose comme leader continental et intègre le Top 50 mondial, la plupart des autres places restent encore en phase de consolidation, malgré des signaux encourageants.

La carte des places financières africaines continue de se redessiner, portée par une poignée de hubs qui cherchent à s’imposer dans la compétition mondiale. Selon la 39e édition du Global Financial Centres Index, Casablanca devient la première place financière du continent, devançant Maurice et s’installant à la 49e position mondiale. Cette progression marque une étape importante pour la plateforme marocaine, qui s’affirme comme une porte d’entrée stratégique vers l’Afrique. Sa montée en puissance repose sur un écosystème structuré, combinant institutions financières, sièges régionaux de multinationales et prestataires spécialisés.
Derrière Casablanca, Maurice conserve une position solide, occupant le deuxième rang africain et fermant le Top 50 mondial. Le centre financier mauricien confirme ainsi sa résilience et son attractivité, notamment dans les services financiers internationaux. Kigali complète le podium africain, malgré un recul notable dans le classement global. La capitale rwandaise reste néanmoins perçue comme un hub émergent à fort potentiel. Johannesburg, en revanche, signe une remontée significative, gagnant plusieurs places pour se repositionner comme un acteur majeur en Afrique australe. Plus loin dans le classement, Le Cap, Nairobi et Lagos ferment la marche des centres africains évalués. Leur positionnement traduit encore des défis structurels, notamment en matière d’infrastructures, de profondeur des marchés financiers et d’environnement des affaires.
Sur les sept places africaines classées, quatre enregistrent des progrès, illustrant une dynamique d’amélioration progressive. Les autres reculent, signe que la compétition s’intensifie et que les réformes doivent s’accélérer pour rester dans la course. Par ailleurs, certaines places africaines se distinguent dans les perspectives d’évolution. Maurice, Kigali et Casablanca figurent parmi les centres jugés les plus susceptibles de gagner en influence à moyen terme, preuve d’un intérêt croissant des investisseurs internationaux.
Le classement repose sur une méthodologie hybride, mêlant données quantitatives et perception des professionnels du secteur. Environnement des affaires, capital humain, infrastructures, développement financier et réputation constituent les principaux piliers d’évaluation. À l’échelle mondiale, les grandes capitales financières traditionnelles continuent de dominer sans surprise. Mais derrière ce sommet stable, des hubs africains avancent, à petits pas mais avec ambition, dans une course où chaque réforme compte comme un accélérateur silencieux.



