Gouvernance portuaire : La Communauté portuaire du Cameroun muscle son budget 2026 et passe au scanning intégral des cargaisons
Réunie à Douala, la Communauté portuaire du Cameroun a validé un budget en hausse pour 2026 et acté la généralisation du scanning des marchandises dès janvier. Une réforme structurante destinée à renforcer la sécurité et l’attractivité du principal port du pays.

La Communauté portuaire du Cameroun (CPC), également connue sous l’appellation Port Synthèse, a tenu le lundi 29 décembre 2025 sa 53ᵉ session du Conseil d’administration au Club du Port autonome de Douala, à Bonanjo. Cette rencontre, décisive pour l’avenir du Port de Douala-Bonabéri, s’inscrivait dans un contexte de modernisation accélérée des plateformes portuaires camerounaises.
Les travaux étaient conduits par Cyrus NGO’O, Directeur général du Port autonome de Douala, qui reprend la présidence de l’organe après le mandat assuré par Patrice Melom, Directeur général du Port autonome de Kribi. Il était accompagné du secrétaire général de la CPC, Lin Dieudonné Onana Ndo.
Au centre des discussions figurait l’examen du plan d’actions et du budget prévisionnel de l’association pour l’exercice 2026. À l’issue des échanges, les administrateurs ont adopté un budget équilibré en recettes et en dépenses de 636,448 millions de FCFA. Ce montant marque une progression notable par rapport à l’enveloppe de 2025, arrêtée à 578,508 millions de FCFA, traduisant une montée en puissance des ambitions de la communauté portuaire.
Autre annonce majeure issue de cette session : la mise en œuvre du scanning à 100 % des cargaisons au Port de Douala-Bonabéri à compter du 1ᵉʳ janvier 2026. Le dispositif concernera toutes les marchandises, à l’import comme à l’export, quel que soit leur mode de conditionnement et sur l’ensemble du périmètre concédé. Cette réforme s’aligne sur la politique nationale de sécurisation des frontières et de modernisation des procédures douanières. Elle vise également à fluidifier les opérations portuaires, tout en luttant plus efficacement contre la fraude et les trafics illicites.
Pour Cyrus NGO’O, le port constitue une frontière économique stratégique qu’il convient de protéger avec des outils technologiques adaptés. Le scanning intégral est ainsi présenté comme un levier à la fois de sûreté, de transparence et de compétitivité, appelé à renforcer la position du Port de Douala-Bonabéri comme hub logistique de référence en Afrique centrale.



