Huile de palme : BGFIBank Cameroun parie sur la transformation locale pour réduire le déficit du marché
En soutenant l’implantation d’une unité industrielle de transformation des noix de palme dans le Sud-Cameroun, BGFIBank Cameroun confirme son intérêt pour les filières agricoles stratégiques. L’initiative, portée avec des partenaires du secteur, ambitionne de réduire la dépendance aux importations, renforcer la valeur ajoutée locale et générer plusieurs milliers d’emplois.

Le financement du développement agro-industriel prend une nouvelle dimension au Cameroun. Dans la région du Sud, précisément dans la zone de Campo, BGFIBank Cameroun a réaffirmé sa volonté d’accompagner les chaînes de valeur agricoles jugées prioritaires pour l’économie nationale. Une récente descente de terrain conduite par son directeur général, Abakal Mahamat, a permis d’évaluer les perspectives offertes par un vaste périmètre de plantations de palmiers à huile. Exploitée sur plus de 5 000 hectares par l’entreprise CAMVERT, cette palmeraie représente un levier majeur pour l’approvisionnement du marché domestique en huile de palme brute. Pour le secteur bancaire, l’enjeu dépasse la simple production agricole : il s’agit désormais d’accélérer la montée en puissance de la transformation industrielle sur le territoire.
Au cœur de cette stratégie figure l’accompagnement financier d’une usine de trituration et de raffinage des noix de palme, développée par OLAM. L’objectif est clair : transformer localement une plus grande partie de la matière première afin de limiter les sorties de devises liées aux importations massives d’huile de palme. Le marché camerounais reste en effet marqué par un manque structurel estimé à plus de 200 000 tonnes. Ce déficit, régulièrement compensé par des achats à l’extérieur, pèse sur la balance commerciale et accentue les tensions sur les réserves en devises. Avec cette nouvelle capacité industrielle, les promoteurs du projet espèrent progressivement combler ce manque tout en stabilisant l’offre nationale.
Au-delà de l’enjeu alimentaire, le projet pourrait avoir des retombées sociales importantes. Plus de 8 000 emplois directs et indirects sont annoncés, notamment dans la production, la logistique, la maintenance industrielle et les services périphériques. Dans une région où les opportunités restent limitées, cette dynamique est perçue comme un moteur potentiel pour l’insertion des jeunes. En s’adossant à des projets de transformation locale, BGFIBank Cameroun renforce ainsi son rôle de partenaire du développement. La banque mise sur une industrialisation fondée sur la valorisation des ressources nationales, avec en ligne de mire un modèle économique plus autonome, plus créateur de richesse et mieux arrimé aux ambitions de souveraineté productive du pays.



