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Infrastructures agricoles : Silo Construction&Engineering s’installe à Abidjan pour conquérir l’Afrique de l’Ouest

En 2025, les autorités ghanéennes ont engagé une opération financière d’envergure afin d’éponger les lourds arriérés accumulés dans l’énergie. En soldant une partie substantielle de cette dette, le gouvernement entend restaurer la confiance des investisseurs et sécuriser durablement l’approvisionnement électrique du pays.

Le 8 janvier, SCE a officiellement annoncé l’ouverture de son bureau à Abidjan, faisant de la capitale économique ivoirienne sa plateforme commerciale pour l’Afrique et le Moyen-Orient. L’implantation vise à rapprocher l’entreprise de ses clients, accélérer l’assistance technique et adapter ses solutions aux besoins spécifiques des marchés africains. Abidjan a été choisie pour ses avantages logistiques et sa connectivité avec des pays clés tels que le Ghana, le Burkina Faso, le Mali et le Sénégal.

Le choix de renforcer sa présence sur le continent s’inscrit dans un contexte où les infrastructures de stockage restent insuffisantes. Selon la Banque mondiale, les capacités actuelles couvrent moins de 30 % de la production céréalière en Afrique subsaharienne, entraînant des pertes post-récolte estimées à 40 % pour les produits périssables. Maïs, riz, blé et sorgho constituent des denrées essentielles pour la sécurité alimentaire, et le renforcement des silos et installations agro-industrielles apparaît comme un levier stratégique pour réduire le gaspillage.

Avant Abidjan, SCE avait déjà signé des projets dans six pays africains, notamment au Cameroun, au Kenya, en Angola, au Burundi, au Congo et au Mali. Parmi ses réalisations figurent un moulin à farine de 300 tonnes par jour pour le Mali et 14 silos pour le secteur des aliments pour animaux au Maroc. Ces références démontrent la capacité de l’entreprise à concevoir et exécuter des projets complexes dans le domaine agro-industriel.

Avec son bureau ivoirien, SCE ambitionne de renforcer son empreinte en Afrique de l’Ouest, région qui représente un marché stratégique pour les céréales et produits agroalimentaires. L’Afrique reste le deuxième plus grand importateur de céréales après l’Asie, avec près de 97 millions de tonnes achetées annuellement selon la FAO. L’entreprise belge espère ainsi répondre à la demande croissante en infrastructures modernes et se positionner comme un acteur incontournable de la réduction des pertes post-récolte sur le continent.

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