Infrastructures portuaires : Le Port de Douala-Bonabéri accélère sa mue logistique
En inspection sur les chantiers de la berge gauche, le directeur général du Port Autonome de Douala a fait le point sur des projets structurants. Silos, voiries, terminal à conteneurs et marina dessinent un port plus fluide, plus sûr et plus compétitif.

Pendant plusieurs heures, la délégation conduite par Cyrus Ngo’o a parcouru les sites en activité à Douala-Bonabéri. Objectif : vérifier l’avancement, dialoguer avec les équipes et s’assurer du respect des engagements contractuels. Le management portuaire revendique une méthode fondée sur le contrôle de terrain et la correction rapide des écarts, afin d’absorber la croissance attendue des trafics.
Au cœur des chantiers figure une plateforme dédiée aux marchandises variées, avec un accent sur les céréales. L’ouvrage doit fluidifier la réception du maïs et du blé, réduire les délais de déchargement et sécuriser les approvisionnements. Selon la direction, cette brique logistique contribuera à stabiliser la chaîne d’importation de produits sensibles pour la consommation nationale.
Les travaux de réhabilitation du poste de garde A0 à Youpwè et les réparations des axes reliant le port à la Nationale n°3 visent à désengorger les accès et à améliorer la sécurité des flux. En parallèle, le projet MIRA introduit une marina et des aménagements qui modernisent l’environnement opérationnel, tout en requalifiant l’interface port-ville.
L’inspection a aussi porté sur le futur siège de l’Autorité du Terminal à Conteneurs et l’extension des zones de manutention. À l’horizon, un quatrième quai est programmé. Cet ajout doit accroître la capacité d’accostage et optimiser la maintenance, consolidant la spécialisation du terminal dans le traitement des cargaisons conteneurisées.
Parmi les projets emblématiques, le bâtiment RTC incarne l’ambition de l’autorité portuaire de conduire elle-même des réalisations d’envergure. La direction y voit un signal de maturité technique et de gouvernance, en phase avec des standards élevés de construction et d’exploitation.
À l’issue des échanges avec les ingénieurs et chefs de projet, la satisfaction est affichée quant au rythme des travaux. La contribution de Hydraq, mobilisée comme appui technique, est saluée. Les entreprises promettent de tenir les délais, pendant que le port prépare une montée en puissance progressive.
En perspective, la modernisation en cours positionne Douala-Bonabéri comme un hub régional plus efficace. Au-delà du béton et de l’acier, la stratégie met en avant la durabilité, la qualité de service et la résilience des chaînes logistiques. Une transformation qui, si elle se confirme, pourrait redéfinir la porte maritime du Cameroun pour la décennie à venir.



