Insertion professionnelle : L’UNFPA lance un programme pour 50 jeunes femmes ingénieures
Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a présenté, le 10 mars 2026 à Yaoundé, les contours du Programme « Ingénieuses de demain ». Une initiative non seulement orientée vers l’accélération de l'insertion professionnelle des jeunes femmes diplômées de l'École nationale polytechnique de Yaoundé (ENSPY), la transformation de leur potentiel technique en un leadership professionnel concret, mais aussi une réponse aux besoins de l'économie du Cameroun.

Fidèle accompagnatrice de l’économie camerounaise dans le développement, le déploiement de l’expertise technologique des femmes et des filles. L’agence onusienne entend renforcer son action face à la multitude de défis qui impacte l’employabilité de la femme et de la jeune fille.
En effet, une analyse de données révèle qu’au Cameroun, des barrières structurelles et socio-culturelles se dressent encore devant les femmes ingénieures. Au-delà du sous-emploi et du chômage qui s’invitent juste après l’obtention du diplôme ; associé aux pressions de toute nature souvent subies par celles qui arrivent à décrocher un premier emploi. Un autre constat se pose, le secteur de l’ingénierie reste pratiquement la chasse gardée des hommes.
Dans un contexte marqué par un essor technologique conséquent, lequel est supporté par une révolution numérique inédite. L’atteinte des ODD n°5 (égalité des sexes) et n°6 (travail décent) devient un impératif, d’où l’Unfpa via son programme, trace la voie pour 50 ingénieures. À en croire Le représentant résident de l’UNFPA au Cameroun, Dr Justin Koffi, « Les principaux objectifs sont de placer 100% les bénéficiaires en stage professionnel de haut niveau pour une période de 6 mois ; renforcer les compétences comportementales et managériales des diplômées ; et enfin, faciliter à l’issue du programme, l’embauche par contrat à durée déterminée ou indéterminée pour au moins 40 jeunes femmes sélectionnées ».
Porter le taux d’insertion professionnelle à 80%
Les ambitions portées par l’Unfpa témoignent de son rôle de catalyseur dans la résolution des questions liées à l’emploi femme dans les secteurs techniques. À l’issue des 03 premiers mois suivant la fin de la formation, l’idée est d’atteindre un taux d’insertion professionnelle appréciable. Pour atteindre ces objectifs, le programme fait la part belle à trois facteurs clés. D’abord, une sélection efficace qui s’aligne en même temps à des spécialités précises (génie civil, informatique, électricité…), mais également aux besoins du réseau de 20 entreprises ayant fait le choix d’être partenaires du projet, surtout dans les domaines tels que les BTP, data, énergie et télécommunications.
Ensuite, le volet immersion touche un idéal soutenu : le mentorat. Ici, il est prévu que chaque bénéficiaire soit suivi par un tuteur en entreprise ou par un mentor externe. Une étape étroitement rattachée à la formation intensive que subiront les jeunes sélectionnées sur la gestion de projet, le leadership et l’intelligence émotionnelle. La finalité étant que, chacune des 50 ingénieures puissent acquérir une formation professionnelle pertinente en entreprise ou dans les organisations internationales.
Des entreprises déjà aux aguets
L’organisation par l’UNFPA, l’OAPI et l’ENSPY du café thématique, « Garantir l’employabilité des jeunes filles ingénieures pour un développement inclusif et durable au Cameroun », aura permis d’exposer les besoins criards des entreprises en ressources humaines. À côté des opportunités existantes dans le secteur pétrolier et comme dans beaucoup d’autres secteurs porteurs de l’économie, tel que révélé par Abba Oumate, le Directeur des Ressources Humaines de Total Énergies Cameroun.
Le parcours inspirant et l’expérience édifiante de Régine Épée, Directeur technique de Total Energies Cameroun, constituent des sources de motivations adéquates. Et bien que des sollicitations inappropriées fassent le lit sur le lieu de travail ; Yvonne Belama, Promotrice du centre AFIRI, détient la recette miracle et l’a d’ailleurs partagée avec les jeunes femmes ingénieures.



