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Intégration économique : Le Cameroun et l’OIM s’allient pour dynamiser le commerce transfrontalier

Le ministère du Commerce et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont engagé un nouveau partenariat stratégique destiné à renforcer les échanges transfrontaliers et la résilience des zones frontalières. Un projet structurant, adossé à la ZLECAf, qui cible notamment les corridors Douala–Bangui et Douala–Kousseri.

Le ministère du Commerce a servi de cadre, ce mardi 23 décembre 2025, à la présentation d’un ambitieux projet d’appui au commerce transfrontalier. Reçu en audience par le ministre Luc Magloire Mbarga Atangana, le chef de mission de l’OIM au Cameroun, Abdel Rahmane Diop, a dévoilé les grandes lignes d’une initiative destinée à accompagner l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Le projet se concentre sur deux axes névralgiques pour l’économie camerounaise et sous-régionale : les corridors Douala–Bangui et Douala–Kousseri. Ces espaces, à la fois économiques et humains, concentrent d’importants flux de marchandises et de personnes, mais demeurent confrontés à des défis structurels en matière de gouvernance, de sécurité et d’inclusion économique.

D’un coût global de 2,25 millions d’unités de compte, l’initiative bénéficie d’un appui financier majeur de la Banque africaine de développement, qui contribue à hauteur de 2 millions d’UC sous forme de don. L’OIM complète ce financement par un apport de plus de 250 000 UC. Le programme s’articule autour de quatre piliers principaux. Il prévoit notamment l’amélioration de la collecte et de l’exploitation des données sur la mobilité, le soutien au développement économique local et à l’inclusion financière, le renforcement de la gouvernance et de la gestion durable des frontières, ainsi qu’un dispositif rigoureux de suivi et de gestion du projet.

Au-delà des échanges commerciaux, le projet ambitionne de renforcer la coopération transnationale et la stabilité des zones sensibles. Une attention particulière est accordée à l’autonomisation des femmes, des jeunes et des petits commerçants transfrontaliers, ainsi qu’à l’implication de la diaspora dans les dynamiques de résilience économique. Cette vision s’inscrit dans la continuité des orientations formulées par le ministre du Commerce dès 2022, appelant à une meilleure articulation entre migration et commerce. Une approche qui répond aux exigences de la ZLECAf et de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’OMC, tout en contribuant à la sécurisation et à la fluidité des frontières.

Saluant la pertinence de l’initiative, Luc Magloire Mbarga Atangana a réaffirmé l’engagement total de l’État camerounais à accompagner l’OIM pour la réussite de ce projet, présenté comme un levier stratégique de transformation économique et d’intégration régionale.

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