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Intégrité financière : La Banque mondiale sanctionne des entités de PwC en Afrique pour pratiques irrégulières

Trois structures du réseau PwC opérant en Afrique sont exclues des marchés financés par la Banque mondiale pour près de deux ans. En cause, des manœuvres jugées contraires aux règles de passation dans un projet énergétique stratégique en Afrique de l’Est.

La Banque mondiale a décidé de sévir contre certaines pratiques jugées contraires à ses principes d’intégrité. Trois entités africaines du cabinet d’audit et de conseil PwC viennent d’être frappées d’une exclusion de 21 mois, les empêchant de participer à tout projet financé par l’institution. Cette mesure concerne PwC Associates Africa, basée à Maurice, ainsi que ses branches au Kenya et au Rwanda. Elle fait suite à des irrégularités relevées dans le cadre d’un projet d’interconnexion électrique en Afrique de l’Est, visant à fluidifier les échanges d’énergie entre l’Éthiopie et le Kenya.

Selon les conclusions de l’enquête, les entreprises concernées auraient accédé à des informations confidentielles liées aux procédures d’appel d’offres. Ces données auraient été utilisées pour influencer l’attribution d’un contrat de conseil en lien avec l’application des normes comptables internationales au sein d’une entreprise publique éthiopienne. Les investigations révèlent également des tentatives d’ingérence dans un second marché portant sur l’évaluation d’actifs d’une autre structure énergétique. À cela s’ajoutent des déclarations jugées inexactes concernant les compétences de certains experts mobilisés, ainsi que des omissions sur des partenaires impliqués dans les missions.

Face aux éléments réunis, les trois entités ont choisi de conclure un accord avec la Banque mondiale. Elles reconnaissent leur responsabilité dans ces pratiques et s’engagent à renforcer leurs mécanismes internes de conformité. Cette coopération a permis d’atténuer la durée de la sanction. Parmi les mesures prises figurent des enquêtes internes, des sanctions disciplinaires contre les employés impliqués, ainsi que la rupture de collaborations avec certains sous-traitants.

Au-delà de cette sanction, les conséquences pourraient s’étendre à d’autres institutions financières internationales. En vertu des accords de reconnaissance mutuelle entre banques multilatérales, cette exclusion pourrait être reprise par d’autres bailleurs de fonds. Pour espérer retrouver leur éligibilité, les entités sanctionnées devront mettre en œuvre un programme rigoureux de conformité aux standards d’intégrité exigés. Une condition indispensable pour regagner la confiance des partenaires financiers internationaux.

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