Marchés financiers : Le Cameroun recherche un 1650 milliards FCFA pour financer ses projets
Destiné au financement des projets de développement, à l’apurement des restes à payer de l’État, tout en soutenant l’économie nationale et les actions sociales prioritaires. Le décret habilitant le ministre des Finances, Louis Paul Motaze à recourir à cet emprunt avec faculté de délégation, a été signé, le 21 janvier 2026 par le Président de la République, Paul Biya.

À en croire le texte, le gouvernement camerounais pourra recourir à des emprunts intérieurs et extérieurs pour un montant total de 1 650 milliards de francs CFA Une décision qui intervient dans le cadre de la Loi de finances 2026, et qui vise à assurer le financement des projets publics tout en apurant les arriérés de paiement accumulés sur le budget de l’État. Selon la répartition des fonds : 400 milliards de FCFA seront empruntés par émission d’obligations du Trésor assimilables et/ ou bons du Trésor assimilables sur le marché intérieur, 250 milliards par prêts directs auprès d’organismes privés nationaux, et 1000 milliards devraient être levés sur les marchés internationaux.
Au-delà des chiffres, ce décret devrait consolider le rôle clé des institutions bancaires nationales dans le financement de l’économie. Notamment Afriland First Bank, la première institution bancaire du pays qui s’est à nouveau démarquée, il y a peu dans l’opération de levée de fonds de 238 milliards FCFA initiée par le gouvernement camerounais. Avec une participation de 21 % du montant total, soit 50 milliards de FCFA, intégralement décaissés dès la première tranche. Afriland First Bank a ainsi confirmé sa posture de partenaire clé dans le soutien à l’économie nationale, démontrant ainsi son engagement inébranlable à mobiliser des ressources au nom de l’Etat du Cameroun.
Si ces emprunts vont permettre de financer des infrastructures essentielles, telles que les routes, les écoles, les hôpitaux et les projets d’énergie. Ils offrent aussi la possibilité de poursuivre les programmes sociaux, de réduire les retards de paiement aux fournisseurs et de soutenir les investissements qui créent des emplois. Pour les experts en gouvernance publique, cette mesure présidentielle est un signal positif pour l’économie nationale. En effet, « Elle exprime la volonté de l’État à maintenir la continuité des services publics, sécuriser le financement des projets prioritaires et limiter les tensions de trésorerie. C’est la preuve logique que la signature du Cameroun reste crédible sur le marché international des capitaux ».
Déjà le 19 mai 2025, un décret signé par le président Paul Biya autorisait le ministère des Finances à mobiliser jusqu’à 200 milliards FCFA sur les marchés extérieurs. Les fonds attendus étaient destinés aux opérations de trésorerie de l’année en cours. Un retour sur le marché international qui intervenait alors que le gouvernement devait faire face à un besoin global de financement estimé à 1795 milliards FCFA pour la période sous-revue. Le montant recherché englobait un service de la dette estimé à hauteur de 1375 milliards FCFA : 729 milliards pour la dette intérieure et 646,7 milliards pour l’endettement extérieur. S’y ajoutent 207,5 milliards FCFA d’arriérés à régler et 84 milliards de remboursements de crédits de TVA.



