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Port de Douala-Bonabéri : Malgré les réserves, Transatlantic D S.A confirmé pour le scanning des marchandises

À la veille de l’entrée en vigueur du scanning systématique des cargaisons, le Port Autonome de Douala confirme Transatlantic D S.A. comme opérateur unique de l’inspection non intrusive. Une décision qui accélère la modernisation portuaire, tout en ravivant un désaccord institutionnel avec le ministère des Finances.

À la veille de l’entrée en vigueur du scanning systématique des cargaisons, le Port Autonome de Douala confirme Transatlantic D S.A. comme opérateur unique de l’inspection non intrusive. Une décision qui accélère la modernisation portuaire, tout en ravivant un désaccord institutionnel avec le ministère des Finances.

Le Port de Douala-Bonabéri s’apprête à tourner une page structurante de son dispositif de contrôle des marchandises. À compter du 1er janvier 2026, l’inspection non intrusive des cargaisons, à l’import comme à l’export, sera assurée par Transatlantic D S.A., opérateur retenu par le Port Autonome de Douala (PAD). L’annonce, officialisée fin décembre, acte une réforme d’envergure visant la sécurisation des flux et la traçabilité intégrale du trafic portuaire.

Sur le plan pratique, les redevances liées au scanning devront être réglées directement auprès de l’opérateur, installé à l’immeuble Quifferou. Le PAD prévient que tout défaut de paiement entraînera un blocage des conteneurs dans la chaîne logistique. L’objectif affiché est ambitieux : atteindre, à terme, un contrôle de 100 % des marchandises transitant par la place portuaire. Transatlantic D S.A. affirme être prête. Bureaux fonctionnels au sein du port, scanners de nouvelle génération et unités mobiles positionnées sur des points névralgiques composent une architecture technique conçue pour des inspections rapides, continues et entièrement numérisées.

Cette accélération ne fait toutefois pas l’unanimité. Dans une correspondance récente, le ministre des Finances a rappelé l’existence du contrat d’inspection par scanner conclu en 2015 avec la Société Générale de Surveillance (SGS), estimant qu’il demeure le cadre légal de référence pour la sécurisation des recettes douanières. Une lecture juridique qui tranche avec l’option portée par le PAD.

Pour l’autorité portuaire, le choix de Transatlantic D S.A. répond à des insuffisances constatées au cours de la dernière décennie : couverture incomplète du trafic, failles sécuritaires et limites opérationnelles. Le partenariat retenu, de type Build-Operate-Transfer, est présenté comme un levier de modernisation aligné sur des orientations stratégiques de haut niveau. De son côté, l’opérateur se veut discret sur le terrain institutionnel et revendique un rôle strictement technique, centré sur la fluidité logistique et la transmission sécurisée des données aux administrations compétentes.

À l’heure où le Port de Douala-Bonabéri concentre une part décisive des échanges du pays, le lancement du scanning intégral cristallise un enjeu majeur : concilier efficacité opérationnelle, sécurité des recettes et cohérence de l’action publique. Les premiers jours de 2026 diront si la réforme tient ses promesses.

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