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Production d’anacarde : La Côte d’Ivoire vise plus de 620 millions de dollars d’exportations en 2025

Leader mondial de la production d’anacarde, la Côte d’Ivoire accélère sa stratégie de transformation locale. Portée par l’essor de ses unités industrielles, la filière cajou devrait générer en 2025 des recettes record à l’exportation, confirmant un virage structurel majeur de l’économie agricole ivoirienne.

Depuis une décennie, la Côte d’Ivoire ne se contente plus de produire massivement des noix de cajou brutes. Le pays s’impose désormais comme un acteur de poids sur le segment à plus forte valeur ajoutée : les amandes transformées. Pour l’année 2025, les autorités tablent sur des exportations d’une valeur estimée à 350 milliards de FCFA, soit environ 623 millions de dollars, en nette progression par rapport à l’exercice précédent. Cette performance attendue repose essentiellement sur l’augmentation spectaculaire des capacités de transformation locales. Selon le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA), les volumes traités par les industriels devraient presque doubler en un an.

Le volume de noix de cajou transformées devrait atteindre près de 660 000 tonnes en 2025, contre un peu plus de 340 000 tonnes l’année précédente. Cette montée en puissance est soutenue par un tissu industriel en pleine expansion : 37 unités de transformation sont aujourd’hui opérationnelles à travers le pays, avec une capacité installée cumulée de 830 000 tonnes. En 2015, la filière comptait moins d’une dizaine d’usines. Les investissements, aussi bien nationaux qu’étrangers, ont été stimulés par une politique publique combinant avantages fiscaux, facilitation administrative et soutien logistique.

Le gouvernement ivoirien ambitionne de transformer localement la moitié de la production nationale de cajou à l’horizon 2030. Dans cette perspective, une dizaine de nouveaux projets industriels sont annoncés à court terme, avec 200 000 tonnes supplémentaires de capacité en préparation.

Sur le plan agricole, la dynamique reste tout aussi solide. La production nationale de noix de cajou brutes a atteint environ 1,5 million de tonnes en 2025, contre moins d’un million de tonnes en 2024. Ce volume conforte la Côte d’Ivoire dans sa position de premier producteur mondial et de deuxième exportateur d’amandes, juste derrière le Vietnam. À travers la transformation locale, la filière cajou devient ainsi un levier stratégique de création de valeur, d’emplois industriels et de diversification des recettes d’exportation ivoiriennes.

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