Scanning des marchandises : Le Port de Douala-Bonabéri bascule définitivement vers un système centralisé
Le Port Autonome de Douala acte un tournant majeur dans la gestion du contrôle des cargaisons. Depuis le début de l’année 2026, les opérations de scanning non intrusif sont désormais confiées à un opérateur unique. Une réforme technique qui vise à sécuriser les flux, fluidifier les procédures et mettre fin aux risques de double facturation pour les chargeurs.

Le Port de Douala-Bonabéri a officiellement engagé une nouvelle phase dans l’inspection des marchandises. Depuis le 2 janvier 2026, l’ensemble des opérations de scanning non intrusif des cargaisons est assuré exclusivement par la société Transatlantic D. S.A., concessionnaire de cette activité stratégique. Ce changement marque la fin de l’ancien dispositif fragmenté et consacre un modèle centralisé, pensé pour renforcer la cohérence et l’efficacité des contrôles au sein de la principale plateforme portuaire du Cameroun.
Afin de préserver la fluidité des opérations portuaires, les images issues du scanning, annoncées comme étant de haute qualité, sont mises à disposition sur demande. Elles peuvent être consultées par les différentes administrations et acteurs intervenant dans la chaîne portuaire, en fonction de leurs missions respectives. Sont notamment concernés les services des Douanes, les forces de sécurité, la Capitainerie, Douala Port Security ou encore les opérateurs économiques et chargeurs. Cette approche vise à éviter toute rupture d’information susceptible de ralentir le passage des marchandises.
Autre point clé de la réforme : la clarification du régime de paiement. Depuis l’entrée en vigueur du nouveau système, un seul paiement est reconnu comme valide, celui effectué directement auprès de Transatlantic D. S.A. Les administrations qui continuaient à appliquer les mécanismes de facturation hérités de l’ancien dispositif sont appelées à désactiver ces procédures. L’objectif affiché est clair : mettre un terme aux situations de double facturation, longtemps dénoncées par les chargeurs et opérateurs économiques.
Initialement limité aux conteneurs à l’importation et à l’exportation, le système de scanning à 100 % a été élargi, depuis le 10 janvier 2026, à l’ensemble des véhicules importés. Désormais, aucun conteneur ni véhicule ne peut achever ses formalités de passage portuaire sans preuve de paiement des frais de scanning. Cette extension renforce le dispositif de sûreté et s’inscrit dans la volonté des autorités portuaires d’améliorer la traçabilité des flux et la conformité aux standards internationaux.
À travers cette réforme, le Port Autonome de Douala confirme son ambition de moderniser ses outils de contrôle et de sécurisation des échanges. Dans un contexte de forte pression sur les chaînes logistiques, la centralisation du scanning apparaît comme un levier stratégique pour accroître la compétitivité du port et rassurer les acteurs du commerce international. Le Port de Douala-Bonabéri amorce ainsi une nouvelle étape, où technologie, gouvernance et transparence sont appelées à naviguer de concert.



