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Secteur diamantifère : Plus d’un milliard FCFA pour accélérer la gouvernance

Adopté le 23 janvier 2026 lors d'une session de son Comité présidée par le ministre par intérim des mines et du développement technologique, Fuh Calistus Gentry. Le budget arrêté pour l'exercice 2026 devrait permettre au Processus de Kimberley en République du Cameroun, d'optimiser ses mécanismes de contrôle et de suivi des diamants ; de continuer à soutenir la filière ; de poursuivre la réalisation de ses missions relatives à la lutte contre le commerce illicite. Objectif : jouer pleinement son rôle de garant de la traçabilité des diamants bruts et d'autres substances minérales précieuses et semi-précieuses.

Le secteur diamantifère a connu une évolution significative au cours des deux dernières années. Selon les données du Secrétariat Permanent, la production de diamant a pratiquement doublé en un an pour se hisser à plus de 15 000 carats après 6219 carats en 2024. Illustration : Au cours des 08 dernières, 38 853 carats de diamants ont été produits pour une valeur avoisinant 360 millions de FCFA.

Des exportations portées par une présence accrue sur le terrain

Malgré la persistance de difficultés telles que : la non mise à disposition des crédits d’investissement, l’absence de certains équipements de travail, la désuétude de quelques textes organiques… Etc. Les activités de certification et d’exportation ont connu une véritable embellie depuis 2023. De 2017 à fin 2025, un volume de 44 540 carats a été exporté, avec des pics considérables de 17 953 en 2025 et 17 166 en 2025, ce qui a conduit en 08 années à 107 exportations, soit 16 en 2017-2018, un recul de – 4 en 2025 et -3 un an plus tôt. Si cette tendance maîtrisée a permis de capter plus de 950 millions de FCFA au cours de la période sous-revue. Les données relatives au nombre de certificats exposent un contenu invariable. Sur la période 2017-2025, l’on dénote 117 certificats, 13 en 2025, soit un recul de – 2 par rapport à 2024.

À en croire, Daniel Mackaire Eloung Nna, ces performances sont tributaires « aux stratégies et au maillage serré que nous avons mis sur le terrain pour être présent dans les sites de production diamantifère et à l’accompagnement que nous apportons aux artisans, aux collecteurs des diamants bruts au Cameroun ». D’ailleurs pour consolider ces chiffres et dans l’optique de faire beaucoup mieux, « … Nous sommes présents sur tous les aéroports internationaux. Nous travaillons en partenariat avec la douane, avec Airport Security Unit, avec la police … nous avons l’expertise technique, nous avons les équipements techniques pour détecter ces métaux, tous les métaux précieux qui peuvent être des éléments de contrebande, mais on a besoin de force, on a besoin de pouvoir, on a besoin de mandat pour pouvoir mener à bien cette mission de contrôle et de traçabilité », indique le Secrétaire Permanent.

Renforcer la collaboration pour accroître les recettes

Dans un contexte où le secteur extractif reste dominé par une exploitation artisanale et semi-mécanisé. Que de milliards de FCFA échappe encore au fisc, celui-ci n’ayant récolté que près de 120 millions de FCFA en 2024. Associé à l’influence exercée par les blanchisseurs de capitaux, les seigneurs de guerre et les contrebandiers qui ont jeté leur dévolu sur l’or, car le secteur diamantifère est maîtrisé. Fuh Calistus Gentry, le président du comité de mise en place du système de certification du processus de Kimberley a souligné l’urgence de renforcer la collaboration entre les différents acteurs.

Outre la nécessité criarde de développer l’infrastructure de production, « … Le processus de Kimberley va être impliqué sur le contrôle des métaux précieux en dehors des diamants, sur tous les points de sortie pour améliorer les recettes de l’Etat en collaboration avec la Sonamines … Nous avons aussi parlé de l’implication de Kimberley sur les sites de production pour que l’Etat puisse avoir une bonne visibilité sur les chiffres de production… Kimberley va désormais être impliqué avec les services techniques du ministère des Mines, sur les contrôles de la production afin qu’on puisse déjà projeter ce qu’on attend en termes de recettes sur ce secteur qui reste très difficiles à cadrer dans plusieurs pays », a insisté Fuh Calistus Gentry.

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