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Secteur douanier Ouest : Plus de 3000 millions FCFA mobilisé en 5 ans

Les chiffres révélés lors du lancement des activités de la journée internationale de la douane à Bafoussam, expriment le dynamisme constant de celui qui est considéré comme le petit poucet des secteurs douaniers au Cameroun. Calculette à la main, le secteur a mobilisé 3380, 29 millions FCFA au cours des 5 dernières années.

Sur la foi des données communiquées par Fongod Edwin Nuvaga, le Directeur Général des Douanes, la collecte du secteur douanier Ouest a connu une tendance haussière entre 2020 et 2025. De 49,114 millions, la recette a atteint 272,110 millions en 2021 ; 390,640 millions en 2022. Établi à 794,731 millions en 2023, pratiquement le double de la recette collectée en 2022, le pic a été franchi en 2024 avec une collecte record de 959,822 millions, ce malgré un léger recul à 913,873 millions en 2025.

Une montée en puissance soutenue par l’innovation technologique via la mise en service de CAMCIS et de l’application COSMOS qui permet de traquer des véhicules non dédouanés et la mise sur pied d’une politique managériale qui implique tous les personnels, associée à une approche incitative fondée sur la motivation des agents. Pour le compte du mois de janvier 2026, l’objectif budgétaire assigné à ce secteur a été fixé à 75 millions de FCFA. À date, un montant d’environ 50 millions de FCFA a déjà été recouvré, assure Sadou Oumarou,son chef secteur. 

Une douane au-delà de la simple collecte des recettes

Certes, la mobilisation des recettes demeure une fonction essentielle car elle contribue significativement au financement des politiques publiques et au développement économique. Mais la douane est avant tout une administration de protection. À ce titre, elle protège la santé des concitoyens en empêchant l’entrée sur le territoire national de produits pharmaceutiques contrefaits, de denrées alimentaires impropres à la consommation, de substances toxiques et de produits cosmétiques dangereux. En matière environnementale, elle lutte contre le trafic de déchets toxiques, le commerce illégal d’espèces protégées de faune et de flore, et l’importation de substances appauvrissant la couche d’ozone.

Sur le plan économique, la douane mène une lutte acharnée contre la contrebande, la contrefaçon, et toutes les formes de fraude qui créent une concurrence déloyale pour les entreprises qui respectent les règles. De plus, la douane dans son rôle protecteur de la sécurité nationale veille à la surveillance des flux de marchandises sensibles, collabore avec les autres forces de sécurité pour prévenir le terrorisme, et lutte contre le trafic d’armes et de munitions. Par ailleurs, « Nous protégeons notre patrimoine culturel en empêchant l’exportation illégale d’œuvres d’art et d’objets ayant une valeur historique ou archéologique … Nous protégeons les droits de propriété intellectuelle en saisissant les produits contrefaits et en sanctionnant les fraudeurs », assure le DG Fongod Edwin Nuvaga.

Renforcer la vigilance et l’engagement

Après une crise post-électorale bien maîtrisée par le secteur douanier Ouest, le thème de la JID 2026, « Une Douane qui protège la société par sa vigilance et son engagement » donne lieu à divers appels. Notamment un appel à renforcer la vigilance et l’engagement, à être à la hauteur des attentes légitimes des concitoyens. C’est aussi un appel à poursuivre et à intensifier le combat quotidien contre toutes les menaces qui pèsent sur la société.

Pour Louis Paul Motaze, il est question pour les agents de la douane camerounaise de rester focus sur leur mission, celle d’un bouclier qui protège au quotidien la population. Car,  « C’est vous qui en effet, luttez contre la propagation des médicaments contrefaits grâce aux contrôles que vous exercez à la frontière ; c’est vous qui œuvrez pour le contrôle des normes sanitaires des produits alimentaires que nous importons ; c’est vous qui permettez que les produits cosmétiques qui contiennent des substances dangereuses soient saisis et détruits ; c’est vous qui participez aux côtés des autres forces de sécurité à la lutte contre les trafics d’armes et des substances illicites.  C’est vous qui participez au développement de nos entreprises locales en luttant contre la concurrence déloyale, la contrebande et la contrefaçon ; bref, c’est vous qui êtes au-devant de notre lutte pour le développement et l’émergence et pour la sécurité de nos populations », a-t-il conclu.

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