The Okwelians Summit 2027 : Olivia Nloga, une figure de l’influence pour asseoir sa crédibilité

En confiant la coordination du comité de préfiguration de son Summit 2027 à Olivia Nloga, ancienne stratège passée par Meta et les grandes agences de communication, The Okwelians affiche une ambition claire : transformer son sommet en plateforme durable, crédible et défendable sur la scène internationale, au-delà de l’effet d’annonce.
The Okwelians a annoncé, le 22 décembre 2025, la nomination d’Olivia Nloga à la tête du Comité de préfiguration du The Okwelians Summit 2027, prévu du 17 au 19 mars 2027. Officiellement, l’organisation explique vouloir « consolider les bases d’un sommet encore plus ambitieux » et renforcer l’influence du Cameroun à l’international.
Mais derrière la communication institutionnelle, le choix du calendrier et du profil raconte une stratégie plus profonde : celle de structurer très tôt l’architecture d’un événement appelé à durer, dans un contexte où les forums et sommets se multiplient, parfois au détriment de leur crédibilité.
Dans l’économie actuelle des grands événements, l’avantage ne repose plus uniquement sur l’affiche ou la notoriété des intervenants. Il se joue désormais sur la capacité à livrer des résultats tangibles : méthode claire, gouvernance lisible, indicateurs publics, productions écrites et suivi dans le temps. En installant un comité de préfiguration plus d’un an avant l’événement, The Okwelians cherche à déplacer le curseur. L’objectif n’est plus seulement d’organiser un sommet, mais de construire une plateforme : définir une ligne éditoriale, sécuriser des partenariats, structurer les formats, planifier la production intellectuelle et anticiper les zones de friction.
Le parcours d’Olivia Nloga éclaire ce positionnement. Forte de plus de 15 ans d’expérience en communication politique, gestion de crise et stratégies d’influence, elle a évolué au sein de groupes internationaux comme Ogilvy, WPP ou Meta, avant de fonder le cabinet 503 & Associates, spécialisé dans l’accompagnement des gouvernements et institutions sur les enjeux de rayonnement. Son CV fait également apparaître des interactions avec des cercles politiques européens et africains, notamment au Parlement français et dans des missions de conseil liées à des exécutifs africains. Un profil qui correspond à la réalité contemporaine des sommets internationaux : des espaces où se croisent débats d’idées, diplomatie informelle, réputation et négociation.
The Okwelians s’appuie sur l’expérience de la première édition de son sommet, organisée à Yaoundé en mars 2025. L’organisation revendique plus de 300 participants issus de plus de 20 nationalités, provenant des secteurs public, privé, de la société civile et des partenaires au développement. Au-delà des chiffres de participation, l’enjeu s’est joué dans les suites, avec la publication annoncée d’un « Livre vert » contenant des recommandations pour accélérer la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030. Une tentative de prolonger l’événement par des livrables, là où beaucoup de forums s’éteignent après la communication de clôture.
En préparant dès maintenant le Summit 2027, The Okwelians s’expose aussi à un niveau d’exigence plus élevé. Qui décide des thèmes sensibles ? Comment sont sélectionnés les intervenants ? Quelle place pour les partenaires financiers dans l’agenda ? Quels mécanismes de prévention des conflits d’intérêts ? L’arrivée d’une experte en affaires publiques et gestion de crise peut renforcer la cohérence et l’anticipation. Elle impose aussi, en miroir, la formalisation de garde-fous et de règles claires, indispensables pour préserver la crédibilité sur un terrain aussi sensible que celui de l’influence.
Avec cette nomination anticipée, The Okwelians affiche un pari : faire évoluer son sommet du registre du visible vers celui du durable. Non plus seulement un événement réussi sur le plan médiatique, mais un rendez-vous capable de résister à l’examen des faits, des chiffres et des livrables. Dans un écosystème saturé de conférences, la crédibilité ne se proclame plus. Elle se construit, se documente et se défend dans le temps. C’est sur ce terrain que le Summit 2027 sera attendu.



