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Sécurité aérienne : La CCAA vise la clôture du PDST en juin 2026

Avec un taux d’exécution proche de l’achèvement, le régulateur camerounais de l’aviation civile entend finaliser, d’ici mi-2026, les investissements engagés pour sécuriser les principaux aéroports du pays, dans le cadre du Projet de développement du secteur des transports.

Après près d’une décennie de mise en œuvre, le volet aérien du Projet de développement du secteur des transports (PDST) entre dans sa phase terminale. La Cameroon Civil Aviation Authority (CCAA) a annoncé que les travaux liés à la sécurité et à la sûreté des aéroports internationaux devraient être achevés d’ici juin 2026. Cette perspective a été confirmée lors de la réunion du comité de pilotage du projet, tenue le 29 décembre 2025 à Douala, qui a évalué l’état d’avancement global à 98 %.

Les réalisations déjà enregistrées concernent en priorité l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, où plusieurs infrastructures stratégiques ont été livrées. Parmi elles figurent la route de contournement, le Centre directeur des opérations d’urgence (CDOU), le bitumage de la route de patrouille ainsi que le renforcement du dispositif de clôture sécuritaire. À Douala, la réhabilitation de la clôture de sûreté est achevée, tout comme l’installation d’équipements de communication et la mise en place d’un data center au sein du CDOU. Des travaux similaires ont également été réalisés dans les aéroports de Garoua et de Maroua-Salak, avec un accent mis sur le contrôle des accès et la surveillance des plateformes.

Malgré ce niveau d’avancement élevé, certains travaux restent en exécution. Ils portent notamment sur la construction de la route de patrouille du côté de l’aviation légère à Douala, l’achèvement des centres d’opérations d’urgence à Garoua et Maroua, ainsi que l’extension des systèmes de vidéosurveillance à Douala et Yaoundé.

Initialement prévu pour s’achever en 2024, le volet aérien du PDST a connu plusieurs reports. Selon la CCAA, ces ajustements s’expliquent par des retards opérationnels, des contentieux contractuels et surtout par la nécessité d’aligner les infrastructures sur les normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Doté d’un budget de 30,4 milliards de FCFA pour sa composante aérienne, le PDST est financé dans le cadre d’un prêt global de près de 113 milliards de FCFA accordé au Cameroun par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). Outre les aéroports, le projet comprend un important volet routier, centré sur la construction de l’axe Babadjou–Bamenda, illustrant l’ambition de modernisation intégrée des infrastructures de transport du pays.

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