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Coopération régionale : Le Cameroun et le Nigéria scellent un pacte de sauvetage aérien

À Yaoundé, les autorités aéronautiques camerounaises et nigérianes ont officialisé un accord de coopération en matière de recherche et de sauvetage des aéronefs. Objectif affiché : renforcer la sécurité du ciel commun et accélérer l’assistance aux appareils en difficulté.

Dans la salle de conférence du ministère des Transports à Yaoundé, l’encre a scellé une alliance stratégique. Le ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, et son homologue nigérian en charge de l’Aviation et du Développement aérospatial, Festus Keyamo, ont paraphé un accord encadrant les opérations de recherche et de sauvetage d’aéronefs en détresse. La cérémonie, très suivie, a réuni membres du gouvernement, diplomates et responsables du secteur aérien.

Le texte s’inscrit dans la continuité des standards internationaux de l’aviation civile, notamment ceux issus de la Convention de Chicago et de son annexe dédiée au sauvetage. Il encourage une coordination transfrontalière plus fluide entre États voisins partageant des espaces aériens sensibles et très fréquentés.

L’accord fixe plusieurs priorités : assistance rapide aux aéronefs en difficulté, coordination des opérations SAR avec les pays limitrophes, vérification permanente des moyens de recherche et de secours, ainsi que la possibilité d’interrompre les opérations en concertation avec les autorités compétentes. Il prévoit aussi la préparation et la participation conjointe à des exercices nationaux, régionaux et internationaux, afin d’éprouver les dispositifs avant qu’un drame ne les mette à l’épreuve.

Les deux ministres ont souligné que cette coopération répond à la volonté politique de leurs chefs d’État, Paul Biya et Bola Ahmed Tinubu, de consolider la sécurité aérienne en Afrique centrale et occidentale. Au-delà de la technique, l’accord incarne une diplomatie du ciel : mutualiser l’expertise, réduire les délais d’intervention et offrir aux passagers une garantie supplémentaire. Dans un espace aérien où chaque minute compte, Yaoundé et Abuja ont choisi de parler d’une seule voix pour sauver plus vite.

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