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Fact Checking : Nestlé Cameroun renforce les capacités d’une vingtaine de journalistes à Douala

Organisé le 27 février 2026, l’initiative s’inscrit dans le cadre des enjeux d’autonomisation des jeunes, mais marque aussi un point d'honneur sur la gestion de l'information. Ceci dans un contexte où les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) ont contribué à l'émergence d'autres canaux d'informations, et que diffuser une information est devenu un véritable paradoxe qui alterne entre véracité absolue et fausseté ambiante.

Photo montage ; vidéo erronée, l’avènement de nouveaux médias menace la sécurité de l’information et même de la société. Avec leur arrivée, les personnalités publiques, les entreprises et même les hommes d’Etat sont devenus des cibles prioritaires. Les réseaux sociaux et autres médias non classiques faisant désormais office de tribunaux.

L’information à l’ère du lanceur d’alerte et de l’influenceur

Au Cameroun, la communication numérique est juridiquement encadrée, la loi n°2015/006 du 20 Avril 2015 constituant ainsi le cadre normatif. Mais comme dans le reste du monde, la course à l’information a mis au-devant de la scène un autre type d’informateur : le lanceur d’alerte et l’influenceur. Problème : Ces nouveaux métiers ont laissé place à une autre façon de traiter l’information.

Conséquence : Parfois l’information diffusée est vraie, mais elle est sortie de son contexte (malinformation) ; soit elle est fabriquée de toute pièce pour tromper (désinformation) ; pire encore, elle est complètement fausse mais l’intention n’est point de nuire (mésinformation). D’ailleurs, dans cet engrenage sans fin, une réalité se dégage, la fausse information se déploie comme de la mauvaise herbe. Ses supports de propagande tournent autour des fakes, des hoaxes, avec un acteur virtuel clé : Le troller, dont le rôle spécifique est de faire dériver la bonne information pour tromper l’opinion.

L’urgence de vérifier avant de diffuser

Face à ce mélange presque toxique, où certains journalistes se font entraîner progressivement. Il est nécessaire de recourir au fact checking, cet exercice délicat qui consiste à vérifier les faits via un examen minutieux des diverses déclarations, des informations diffusées sur le cyberespace, des photos et des vidéos dont l’usage sort de plus en plus du cadre initial.

À la question en quoi consiste le travail du Fact Checker ? Clarence Yongo, formatrice et journaliste pétri de 26 années d’expérience expose trois axes à savoir : la vérification des sources, l’analyse des données et la confrontation des informations.  Concrètement, « Le rôle du fact checker est de faire une analyse des sources d’informations pour s’assurer qu’elles sont fiables et pertinentes… Les chiffres et les statistiques sont analysés pour confirmer leur exactitude… Le croisement et la confrontation des données permet de vérifier l’information afin d’établir sa véracité », précise-t-elle.

Si les 23 journalistes ayant pris part à l’atelier, devraient dorénavant faire usage des outils modernes tels que TinEye; Google reverse image search ; Photo Sherlock; Fake Image Director et Invid pour authentifier photos et vidéos. Chez Nestlé, « Organiser ce type d’atelier entre en droite ligne avec le respect pour les Hommes et la communauté… En effet, la désinformation, la mésinformation et la malinformation portent énormément préjudice… D’où chez nous, le respect est la valeur fondamentale, car une mauvaise réputation tue », assure Valérie Ngo Mbeng, Directeur des produits laitiers chez Nestlé.  À propos de Nestlé :  C’est plus de 40 ans de présence en Afrique Centrale ;1 usine approvisionnant la sous-région ; plus d’un million de produits vendus au quotidien, 7 marchés opérationnels ; plus de 350 employés et 42 produits de haute qualité.

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