JIF 2026 : Dans le Sud, la Conac mise sur la femme pour intensifier la lutte contre la corruption au Cameroun
Carrefour pour trois pays à savoir : le Cameroun, le Gabon et la Guinée Equatoriale. Les villes d’Ambam et Kye-Ossi présentent une vulnérabilité soutenue pour la prolifération des activités de corruption, vu le volume de dénonciations dirigé vers la Commission nationale anti-corruption. Un mobile qui justifie à suffisance la caravane anti-corruption organisée le 05 Mars 2026 par la bande à Dieudonné Massi Gams.

Dans la plupart des villes frontalières, les administrations, les contrôles routiers, le foncier et le commerce sont répertoriés comme sentiers prioritaires pour la promotion des faits de corruption. À côté d’autres localités du Cameroun, les deux localités citées en amont, n’échappent point à cette dynamique. Une perception à la fois interne et externe que la Conac veut désormais changer pour la prospérité du pays.
Susciter une forte adhésion nationale par les femmes
Dans le cadre des activités marquant la 41ème édition de la journée internationale de la femme. La Conac a marqué un arrêt majeur dans ces deux villes frontalières situées dans le département de la Vallée du Ntem, région du Sud. Objectifs affichés : mobiliser, sensibiliser les femmes aux méfaits de la corruption tout en mettant en lumière le rôle qu’elles doivent jouer ; vulgariser les contacts de la Conac afin de susciter plus de dénonciations ; enfin, inciter depuis ces villes, une adhésion populaire afin d’atteindre au niveau national, une masse critique d’acteurs positifs qui luttent contre ce fléau.
Du matériel à distribuer pour un meilleur impact
Pour garantir le succès de cette campagne de sensibilisation, la Commission nationale anti-corruption a mis à contribution du matériel à distribuer. L’inventaire tourne autour de : 150 polos ; 150 casquettes ; 3000 flyers ; 100 affiches sur le rôle de la femme dans la lutte contre la corruption ; 3000 flyers sur téléphone ; 3000 autocollants portant les contacts de l’institution et 100 sacs. Tout ce matériel portant l’estampille de la Commission nationale anti-corruption se veut un outil de propagande qui fera reculer la corruption.
Lutter contre la corruption, un défi pour tous
La lutte contre la corruption constitue un combat permanent et sans répit. D’ailleurs, Dieudonné Massi Gams, le Président de la Commission le rappelle aux femmes, « En cette semaine qui s’achèvera par la célébration de la 41ème Journée Internationale de la Femme, unissons nos efforts afin de débarrasser notre cher et beau pays de la corruption. Ce n’est qu’à travers nos efforts collectifs que nous réussirons à vaincre ce combat et à instaurer l’intégrité, la loyauté et le patriotisme dans notre pays ».
Cet appel à l’unisson trouve également écho favorable auprès des autorités administrative et communale. « A vous les femmes, vous êtes des épouses, mères, sœurs et filles, vous pouvez faire bouger les lignes dans la lutte contre la corruption au Cameroun, car vous représentez plus de la moitié de la population… Femmes du Département de la Vallée-du-Ntem, vous êtes une force, à travers votre travail et votre savoir-faire. Nous comptons sur vous pour que notre Département et le pays tout entier gagnent cette guerre contre la corruption », a souligné Johnson Mochi Malafa, Préfet du département de la Vallée du Ntem
Galvanisé par la présence de la Commission nationale anti-corruption. Tout en indiquant qu’au niveau de la mairie, des actions pour combattre les comportements déviants ont été mises en place. Le maire d’Ambam, Ernest Edou, a rassuré la Conac de ce que, « En associant ces braves dames de la ville d’Ambam à votre caravane, nous sommes sûrs que cette campagne va certainement booster la lutte contre la corruption dans notre Département et le Cameroun tout entier… Tous les messages que vous allez passer durant le déroulement de la caravane, vont certainement nous aider à renforcer cette lutte ».



