A la UneConjoncture

Dialogue public-privé : Le Gecam décale à février 2027 la deuxième édition des REC

Prévue initialement en 2026, la deuxième édition des Rencontres économiques du Cameroun se tiendra finalement en février 2027. Le Groupement des entreprises du Cameroun justifie ce report par un calendrier national déjà chargé et par la volonté de garantir une organisation à la hauteur des ambitions de ce rendez-vous devenu stratégique pour le dialogue entre l’État et le secteur privé.

Le Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam) a décidé de revoir le calendrier de l’un de ses principaux rendez-vous économiques. Dans un communiqué publié le 5 mars 2026 à Douala et signé par son président, Célestin Tawamba, l’organisation patronale annonce que la deuxième édition des Rencontres économiques du Cameroun aura finalement lieu en février 2027. Initialement programmée pour 2026, cette grande rencontre du monde des affaires a été reportée afin de tenir compte de la multiplication d’événements majeurs prévus dans le pays au cours de l’année. Selon le patronat camerounais, cette reprogrammation vise à éviter les chevauchements et à offrir les meilleures conditions possibles d’organisation.

Au-delà du calendrier, le Gecam évoque également des contraintes logistiques. Les infrastructures capables d’accueillir des rencontres internationales de grande ampleur restent encore limitées dans certaines villes, ce qui complique la planification d’événements mobilisant un grand nombre de participants.

Lancée en 2025, cette initiative du Gecam ambitionne de devenir une plateforme majeure d’échanges entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques. La première édition, organisée les 26 et 27 février 2025, avait rassemblé des représentants du gouvernement, des institutions internationales, des organisations patronales et plusieurs centaines d’entreprises issues de différents secteurs. Les discussions avaient porté sur des enjeux structurants pour l’économie camerounaise, notamment la transformation structurelle de l’économie, l’amélioration du climat des affaires et les mécanismes de financement de la croissance. Le report à 2027 devrait permettre aux organisateurs d’élargir encore davantage la participation, notamment en attirant davantage d’investisseurs et de partenaires internationaux.

Comme lors de la première édition, la prochaine rencontre devrait se tenir sous la présidence du Premier ministre, signe de l’importance accordée par les autorités au dialogue entre l’État et les entreprises. Dans un contexte où les pouvoirs publics cherchent à renforcer la contribution du secteur productif à la croissance et à la création d’emplois, ces assises économiques sont appelées à jouer un rôle croissant dans la formulation de propositions concrètes pour améliorer la compétitivité du pays. Les débats de la première édition avaient déjà mis en lumière plusieurs défis majeurs, notamment l’accès au financement pour les entreprises, la fiscalité, les infrastructures et la transformation industrielle.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page