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Énergies renouvelables : L’éolien en mer se rapproche d’un cap historique des 100 GW installés

Après une période de ralentissement en 2024, l’éolien offshore retrouve de l’élan et pourrait atteindre un seuil symbolique d’ici fin 2026. Porté par de nouveaux investissements et des projets en développement, le secteur confirme sa montée en puissance, malgré de fortes disparités régionales.

Le vent tourne à nouveau en faveur de l’éolien offshore. Freiné en 2024 par des contraintes économiques et logistiques, le secteur amorce une reprise solide. Les nouvelles capacités installées devraient permettre de franchir la barre des 100 gigawatts à l’échelle mondiale d’ici la fin de l’année, marquant une progression notable par rapport aux niveaux récents. Cette dynamique repose sur une vague de mises en service de parcs en mer, soutenue par des décisions d’investissement importantes. L’an dernier, plusieurs projets ont atteint leur phase finale de financement, traduisant un regain de confiance des acteurs industriels.

Le secteur attire des capitaux considérables. Les engagements financiers enregistrés récemment témoignent d’un marché en pleine structuration. Ces investissements couvrent des dizaines de gigawatts de capacité et participent à renforcer la place de l’éolien offshore dans le bouquet énergétique mondial. À pleine capacité, les installations actuelles pourraient alimenter plus de 100 millions de foyers, confirmant leur rôle croissant dans la transition énergétique. L’éolien en mer s’impose progressivement comme un pilier de la production d’électricité bas carbone.

Malgré cette expansion, le développement de l’éolien offshore reste concentré dans quelques zones. L’Asie, dominée par la Chine, conserve une avance significative, tandis que l’Europe, notamment autour de la mer du Nord, constitue un second centre majeur. En revanche, d’autres régions, comme les Amériques, peinent encore à accélérer. L’Afrique et le Moyen-Orient, quant à eux, demeurent en marge, sans capacité opérationnelle à ce jour.

Le pipeline de projets est impressionnant : plus de 1 500 initiatives recensées à différents stades de développement dans près d’une cinquantaine de pays. Si ces projets aboutissent, la capacité mondiale pourrait plus que doubler d’ici 2030. Toutefois, cette projection dépendra de la capacité des marchés émergents à rattraper leur retard. Sans diversification géographique, la croissance du secteur pourrait rester dominée par les mêmes acteurs, limitant son potentiel global.

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