Financement du commerce : UBA et BII unissent leurs forces pour combler le déficit de financement commercial
Face au manque persistant de financements pour soutenir les échanges en Afrique, United Bank for Africa et British International Investment amorcent un partenariat stratégique. Leur ambition : fluidifier le commerce intra-africain et soutenir les entreprises confrontées à des contraintes d’accès aux capitaux.

Le financement du commerce en Afrique pourrait connaître un nouvel élan. United Bank for Africa (UBA), via sa filiale britannique, et British International Investment (BII) ont engagé des discussions en vue d’un partenariat destiné à renforcer l’accès aux capitaux pour les entreprises africaines. Encore au stade de lettre d’intention, cette collaboration vise à structurer des solutions adaptées aux réalités du continent. L’objectif est clair : lever les obstacles financiers qui freinent les échanges, en particulier dans le commerce intra-africain.
Dans ce projet, UBA entend capitaliser sur son vaste réseau présent dans une vingtaine de pays africains. Cette implantation lui permet d’identifier des opportunités locales et de connecter les entreprises aux circuits financiers internationaux. De son côté, BII se positionne comme un partenaire capable d’intervenir là où les risques sont jugés trop élevés par les acteurs traditionnels. L’institution britannique pourrait ainsi faciliter des opérations souvent laissées de côté, notamment dans les marchés dits frontières.
Le besoin est considérable. Selon les estimations de la Banque africaine de développement, le déficit de financement du commerce sur le continent dépasse les 80 milliards de dollars chaque année. Ce manque se traduit concrètement par une faible couverture des besoins des entreprises, notamment dans les chaînes d’approvisionnement. Dans certains cas, moins d’un quart des demandes de financement sont satisfaites, ce qui limite fortement la capacité des entreprises à se développer et à participer pleinement aux échanges régionaux.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la montée en puissance de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Ce vaste marché commun, qui regroupe plus d’un milliard de consommateurs, ne pourra atteindre son plein potentiel sans un accès accru au financement. En facilitant les flux commerciaux et en soutenant le fonds de roulement des entreprises, le partenariat entre UBA et BII pourrait contribuer à accélérer l’intégration économique du continent. Reste désormais à concrétiser cet accord. S’il aboutit, il pourrait devenir un maillon essentiel dans la réduction du déficit de financement et dans la transformation du paysage commercial africain.



