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Hydrocarbures : TotalEnergies mise sur quatre pôles africains pour sécuriser sa croissance pétrogazière à l’horizon 2035

La Namibie, le Nigeria, la Libye et le Mozambique devraient jouer un rôle central dans la stratégie de production de TotalEnergies au cours de la prochaine décennie. Le groupe français compte sur ces quatre marchés, avec deux autres actifs situés en Asie-Pacifique, pour maintenir ses volumes autour de 3 millions de barils équivalent pétrole par jour avant d’accélérer progressivement sa croissance après 2030.

TotalEnergies prépare déjà la prochaine phase de son développement pétrogazier. Lors de sa journée investisseuse organisée le 28 septembre à New York, le groupe a identifié six pays appelés à contribuer significativement au maintien de sa production jusqu’en 2035. Quatre se trouvent en Afrique : le Nigeria, la Libye, le Mozambique et la Namibie. Cette sélection traduit une évolution de la stratégie du groupe. Il ne s’agit plus seulement de rechercher de nouveaux gisements, mais de sécuriser un portefeuille capable de produire durablement dans un environnement marqué par la volatilité des prix, les contraintes réglementaires et les exigences croissantes de rentabilité des investissements. TotalEnergies prévoit de conserver une production proche de 3 millions de bep/j, avant de viser une progression annuelle comprise entre 2% et 3% entre 2030 et 2035. Le groupe affirme disposer de réserves prouvées correspondant à plus de douze années de production.

Des projets africains qui arrivent à des étapes décisives

Au Nigeria, l’un des principaux leviers se trouve dans le développement gazier. TotalEnergies et Amni International Petroleum Development Company ont arrêté, le 23 septembre, la décision finale d’investissement pour le champ d’Ima. Le projet doit contribuer à l’approvisionnement de Nigeria LNG, dont la capacité doit passer de 22 à 30 millions de tonnes de GNL par an. Le démarrage est attendu en 2028. Le Mozambique représente un autre pilier gazier. Après plusieurs années d’interruption liée à l’insécurité dans le nord du pays, le chantier d’Afungi a repris intégralement en janvier 2026. Son avancement est évalué à environ 40%, pour une première production de GNL envisagée en 2029.

Namibie et Libye, deux profils différents

En Libye, TotalEnergies cherche davantage à consolider une production existante. Le groupe a obtenu la prolongation jusqu’en 2050 des concessions terrestres de Waha. Le redémarrage du champ de Mabruk, interrompu depuis 2015, apporte également une capacité supplémentaire de 25 000 barils par jour. La Namibie constitue, à l’inverse, un pari de long terme. Malgré les importantes découvertes réalisées dans le champ de Venus, le projet n’a pas encore franchi le stade de la décision finale d’investissement. Les discussions fiscales avec les autorités constituent encore un élément déterminant avant le lancement du développement.

Un retournement à confirmer sur le continent

L’ambition affichée pour 2035 intervient alors que la production de TotalEnergies en Afrique subsaharienne a récemment reculé. Selon les données du groupe, elle est passée de 471 000 bep/j en 2023 à 431 000 bep/j en 2025. Cette stratégie pourrait ainsi transformer l’Afrique en l’un des principaux relais de croissance de la compagnie au cours des années 2030, à condition que les investissements, les conditions fiscales et la stabilité des zones concernées permettent aux projets d’atteindre effectivement leur calendrier de production.

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