Eau potable : La Camwater met en service un forage industriel à Douala pour renforcer la desserte
La nouvelle infrastructure apporte 3 000 m³ d’eau supplémentaires par jour et permet d’allonger la durée de distribution dans plusieurs quartiers. Elle constitue la première réalisation d’un programme d’urgence prévoyant quatre forages industriels, pour une capacité additionnelle annoncée de 17 600 m³ par jour.

La desserte en eau potable dans la ville de Douala bénéficie d’un renforcement des capacités de production avec la mise en service officielle, le 22 octobre 2026, du forage industriel de Ndogbong. Le directeur général de la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER), Dr Blaise Moussa, a procédé à l’inauguration de cette infrastructure, première étape d’un programme d’urgence destiné à améliorer l’approvisionnement des ménages dans la capitale économique. Le projet prévoit la réalisation de quatre forages urbains à haut débit, avec un objectif de production additionnelle de 17 600 m³ d’eau par jour. Il vise notamment à accroître les ressources disponibles dans les zones confrontées à des interruptions ou à une insuffisance de la desserte.
Le forage de Ndogbong apporte immédiatement environ 3 000 m³ d’eau par jour au réseau de distribution. Cette ressource est injectée dans une bâche de stockage existante d’une capacité de 3 000 m³, afin de soutenir l’alimentation des quartiers environnants. Selon les données communiquées par la CAMWATER, cette nouvelle installation contribue déjà à améliorer la continuité du service. La durée quotidienne de distribution est ainsi passée de quatre à six heures auparavant à dix ou onze heures, soit une progression significative pour les populations desservies.
La station de reprise de la Cité des Palmiers bénéficie également de cette amélioration, avec une durée de pompage annoncée de six heures, contre une heure trente précédemment. Les zones concernées comprennent notamment Ndogbong et ses environs, Makèpè, la Cité des Palmiers, Logbessou ainsi que les quartiers des zones de PK.
Contrairement aux installations fortement tributaires des apports provenant d’autres sites de production, notamment les stations de Japoma et de Bassa, le forage de Ndogbong constitue une unité de production autonome. Cette configuration doit permettre de réduire la dépendance de la desserte locale aux perturbations affectant les grands axes d’adduction. L’ouvrage est équipé d’un tubage de 250 mm, d’un système de commande électrique automatisé et d’un dispositif de traitement au chlore à la source. L’ensemble vise à assurer le pompage, le contrôle des équipements et le traitement de l’eau avant son injection dans le réseau. À l’échelle du programme, chaque forage doit présenter un débit unitaire de 140 m³ par heure, extensible à 200 m³ par heure selon les capacités de la nappe phréatique. Le débit cumulé annoncé pour les quatre sites atteint ainsi 800 m³ par heure.
La mise en service de Ndogbong intervient alors que le taux d’avancement global du programme est annoncé à 50 %, pour un délai prévisionnel d’achèvement de deux mois. Les trois autres infrastructures, situées à la Cité des Palmiers, à Koumassi et à Logbessou, doivent être progressivement mises en service dans les prochains jours. Elles bénéficieront d’équipements couvrant les installations hydrauliques, électriques, le traitement de l’eau et le génie civil.



