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Terres dégradées : Plus de 8000 hectares à restaurer, 8150 bénéficiaires visés via le projet GEF-8

Le Cameroun veut véritablement triompher du cycle de la désertification dans le Grand Nord. En validant le 29 septembre 2026 à Yaoundé via le MINEPDED, les contours du projet GEF-8 axé sur la gestion des paysages et la résilience à la sécheresse dans les régions du Nord et l'Extrême-Nord. Le pays entend désormais restaurer 8 448 hectares de terres dégradées sous la supervision du Fonds des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) avec l'appui technique de l'INBAR.

La dégradation des terres associée à l’appauvrissement de la biodiversité dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord sonne l’alerte d’une action concertée des pouvoirs publics et de leurs partenaires techniques et financiers. Suite à l’atelier national de concertation et de validation du document final du projet GEF-8 élaboré avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Une nouvelle étape veut être franchi : celle de la restauration durable des paysages et du renforcement de la résilience des communautés.

Dans un contexte où les phénomènes climatiques affectent durablement les communautés, leurs activités agricoles et pastorales ainsi que leurs moyens de subsistance. Au-delà de restaurer les plus de 8000 hectares de terres, le projet GEF-8 cible la restauration des écosystèmes, la gestion durable des terres agricoles et pâturages, ainsi que l’autonomisation des communautés locales à travers des filières vertes fondées sur l’agroforesterie et le bambou.

Reposant sur un investissement global avoisinant 16,54 millions de dollars, le projet ambitionne de mettre sous pratique améliorée, adaptée à la sécheresse de 11 933 hectares de terres agricoles et de pâturages, sans oublier de contribuer à l’atténuation de 1 020 800 tonnes de CO₂. Objectif à terme :  atteindre près de 8150 bénéficiaires directs, soit au moins 50 % de femmes.

Si le ministère chargé de l’environnement reconnaît que les ressources biologiques constituent un socle essentiel de l’alimentation, de l’industrie et de l’activité économique. Que leur dégradation progressive pourrait compromettre la capacité des écosystèmes à fournir les services indispensables aux populations. Du côté de la FAO, la dégradation accrue des terres, la pression croissante sur les ressources naturelles, la perte de la biodiversité, la récurrence des sécheresses et des inondations « compromettent non seulement la productivité des systèmes agricoles et pastoraux mais également la résilience des communautés… Ainsi que la stabilité des paysages », précise Antonio Querido, son représentant au Cameroun.

Pour rappel, le gouvernement camerounais a confié à la FAO la responsabilité de développée le projet GEF 8. Ce dernier financé par le FEM, s’inscrit dans le cadre de la septième phase des programmes de financement de l’institution et cible six communes des régions du Nord et de l’Extrême-Nord Cameroun.

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