Infrastructures hydrographiques : Le réseau d’eau du Port Autonome de Kribi atteint 95% de réalisation
Le projet destiné à renforcer l’alimentation en eau potable du Port autonome de Kribi et de ses dépendances entre dans sa dernière ligne droite. Inspectés le 19 août par le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, les ouvrages affichent un taux d’exécution de 95 %. Au-delà de l’infrastructure hydraulique, cet investissement répond à un enjeu économique majeur : sécuriser les besoins en eau d’un complexe appelé à concentrer davantage d’activités industrielles, logistiques et portuaires.

À Kribi, le développement des infrastructures ne se limite plus aux quais, aux routes ou aux installations électriques. L’accès à une ressource en eau fiable devient progressivement une condition de fonctionnement du pôle industrialo-portuaire.
Pour les économistes, la portée du projet dépasse largement la fourniture d’eau potable. Dans un territoire qui ambitionne de devenir une plateforme industrielle et logistique majeure, la disponibilité régulière des services essentiels constitue un déterminant de l’attractivité des investissements.
Le projet s’inscrit dans le prolongement du protocole d’accord conclu le 29 octobre 2023 entre la CAMWATER et le Port autonome de Kribi. Cette coopération vise notamment à organiser la fourniture du service public de l’eau potable et l’assainissement liquide dans la zone portuaire.
La visite du ministre intervient alors que plusieurs infrastructures structurantes sont développées autour de Kribi. La délégation a également suivi les travaux liés à l’extension du poste électrique de Kribi et à la construction de la ligne 225 kV KPDC-PAK.
Cette simultanéité illustre une logique économique : l’industrialisation d’un territoire exige un bouquet d’infrastructures complémentaires. Eau, électricité, transport et logistique doivent progresser à un rythme suffisamment coordonné pour éviter que l’insuffisance d’un maillon ne pénalise l’ensemble de la chaîne.
Pour un autre analyste économique, « l’enjeu est désormais de transformer les infrastructures de Kribi en véritable avantage compétitif ». La qualité et la fiabilité des services publics peuvent, selon lui, peser dans les décisions des investisseurs qui arbitrent entre plusieurs plateformes régionales.
Avec 95 % d’exécution, le projet entre désormais dans une phase déterminante. Les essais techniques devront confirmer la conformité des installations avant leur mise en exploitation.
À terme, l’infrastructure devrait contribuer à accompagner la croissance du Port autonome de Kribi et l’implantation progressive de nouvelles activités autour de celui-ci. Pour le Cameroun, l’enjeu est également de faire en sorte que les investissements réalisés autour de Kribi produisent un effet d’entraînement sur l’économie locale et nationale.
Le chantier hydraulique apparaît ainsi comme une pièce supplémentaire d’un puzzle plus vaste : celui de la transformation de Kribi en plateforme portuaire, industrielle et logistique capable de soutenir durablement la croissance économique du pays.



