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Approvisionnement en eau potable : Quatre nouveaux forages industriels annoncés pour renforcer l’offre de 10 000 m³ par jour d’ici fin 2026

La Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER) poursuit le renforcement des capacités de production d’eau potable dans la capitale économique camerounaise. Quatre forages industriels, en cours de réalisation dans les quartiers Ndogbong, Koumassi, Logbessou et Cité des Palmiers, doivent entrer progressivement en service avant la fin de l’année 2026. Leur mise en exploitation devrait apporter une capacité nominale supplémentaire de 10 000 m³ par jour, avec pour objectif de réduire les difficultés d’approvisionnement dans les zones ciblées.

Face aux tensions persistantes sur la distribution d’eau potable à Douala, la CAMWATER mise sur le développement de ressources de proximité. L’entreprise publique prévoit ainsi de compléter son dispositif de production par quatre nouveaux forages industriels destinés à améliorer la desserte de plusieurs quartiers de la ville. Selon les informations communiquées par l’opérateur, les travaux sont à des niveaux d’avancement différents. Les ouvrages de Ndogbong et de Koumassi sont en phase de finalisation, tandis que les chantiers de Logbessou et de la Cité des Palmiers se poursuivent. La mise en service interviendra progressivement, après les contrôles techniques et les analyses destinées à vérifier la conformité de l’eau aux exigences sanitaires.

L’objectif affiché est d’ajouter environ 10 000 m³ par jour aux capacités nominales de production de la ville. Cette contribution devrait notamment permettre de répondre plus directement aux besoins des populations confrontées à des baisses récurrentes de pression ou à des interruptions d’approvisionnement. Toutefois, l’amélioration effective de la desserte dépendra également des conditions d’exploitation des ouvrages et de la capacité du réseau à acheminer les volumes supplémentaires vers les usagers.

Un parc de forages affichant plus de 40 000 m³ par jour de capacité

Les quatre nouveaux ouvrages viendront compléter un dispositif de forages industriels déjà déployé dans plusieurs secteurs de Douala. La CAMWATER fait état d’une capacité nominale totale de 40 273 m³ par jour pour son parc existant, qui comprend notamment des installations à Koumassi, Kotto, Deïdo, Bassa, au Génie militaire et à Bonamoussadi.

Ces infrastructures constituent une source complémentaire d’approvisionnement, particulièrement utile pour renforcer la desserte de zones spécifiques sans dépendre exclusivement des grandes unités de production centralisées. Leur implantation dans les quartiers permet de rapprocher une partie de la ressource des consommateurs et de diversifier les points d’alimentation du réseau.

Avec l’entrée en exploitation des quatre nouveaux forages, la capacité nominale supplémentaire annoncée atteindrait ainsi 10 000 m³ par jour. Ce renforcement devrait porter le potentiel théorique du parc de forages à environ 50 273 m³ par jour, sous réserve que les capacités annoncées soient effectivement disponibles et mobilisables dans les conditions normales d’exploitation.

Yato et Japoma assurent l’essentiel de la production

Malgré leur contribution, les forages urbains restent complémentaires des grandes infrastructures qui alimentent Douala. D’après les données présentées par la CAMWATER, ils assurent environ un cinquième des volumes injectés dans le réseau, tandis que les quatre cinquièmes proviennent des complexes de Yato et de Japoma. Les stations de Yato I et II affichent une capacité nominale cumulée de 150 000 m³ par jour, contre 60 000 m³ par jour pour la station de Japoma. Ces installations constituent donc les principaux piliers du dispositif de production d’eau potable destiné à la capitale économique.

La CAMWATER indique par ailleurs que la station de Japoma se trouve dans la phase finale d’un programme de réhabilitation et d’extension financé par l’État du Cameroun et ses partenaires au développement. L’achèvement de ce chantier représente un enjeu important pour consolider les capacités de production à l’échelle de la ville.

La conformité sanitaire, préalable à la mise en service

L’augmentation des capacités de production ne saurait se faire au détriment de la qualité de l’eau distribuée. Avant toute injection dans le réseau, les eaux issues des nouveaux forages doivent subir des analyses physico-chimiques, microbiologiques et toxicologiques. Des contrôles complémentaires réalisés par des laboratoires indépendants sont également prévus afin de vérifier leur conformité aux exigences sanitaires en vigueur. Cette étape conditionne la mise en exploitation des ouvrages et vise à garantir une eau répondant aux normes de potabilité applicables, notamment aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Au-delà des volumes annoncés, l’enjeu pour la CAMWATER consiste à traduire ces investissements en une amélioration tangible et durable du service. La disponibilité réelle de l’eau, la régularité de la distribution et la réduction des baisses de pression resteront les principaux indicateurs de l’efficacité du programme dans les quartiers concernés. Avec ces quatre nouveaux forages, l’entreprise publique entend renforcer son maillage de production à Douala et apporter des réponses ciblées aux difficultés d’approvisionnement. Le calendrier de mise en service, fixé avant la fin de 2026, constitue désormais une échéance importante pour les populations des zones bénéficiaires.

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