Formation professionnelle : L’ISTAPA, une vision au-delà du diplôme qui promeut l’auto-emploi inclusif en Afrique
Miser sur les métiers avant les diplômes, apporter une réponse à la question qu’est-ce que je sais faire. Tel est le challenge que s’est lancé l’Institut Supérieur des Technologies Agro-pastorales (ISTAPA). En ouvrant ses portes au public et à la presse, le 30 avril 2026, l’institution adossée à un centre de formation professionnelle entend via des journées portes ouvertes, faire découvrir son offre de formation et forger l’expertise future d’une jeunesse africaine inclusive.

À Ebogo, une bourgade située dans l’arrondissement de Soa, à une quinzaine de kilomètres du centre ville de Yaoundé. L’Institut Supérieur des Technologies Agro-pastorales trône majestueusement et propose une large gamme de formations. Des filières agropastorales aux filières environnementales, la foresterie et les énergies renouvelables, c’est un total d’environ 530 apprenants originaires de plus de 9 nationalités africaines qui ont déjà été formés aux divers métiers, soit près 500 au sein du CEFPREPAS, le centre de formation rattaché à L’ISTAPA, qui pour sa deuxième année d’existence accueille une trentaine d’étudiants.
Si le promoteur, Dzali Dikapa Aimyll Prosperre confie n’avoir bénéficié d’aucune subvention étatique dans le cadre de ce projet. À la base, le défi du financement reste palpable pour optimiser les pleines capacités de l’établissement. Car, « Ma motivation était de professionnaliser l’enseignement. Amener les apprenants à être capables, à la sortie, de dire ce qu’ils savent faire, autrement qu’en disant : j’ai obtenu mon diplôme », rassure calmement l’intéressé.
Reconnu par le gouvernement, l’institut propose un cursus académique complet (BTS, HND, Licence, Master) pour ceux qui souhaitent approfondir l’expertise managériale et technique. Côté centre de formation, celui-ci est ouvert à toutes les couches sociales, avec ou sans diplôme. Avec des coûts jugés abordables et à la bourse de toutes les strates sociales à en croire Dzali Dikapa. Une autre particularité entoure cependant l’offre de formation en ces lieux de savoirs. En effet, depuis le mois d’avril 2026, l’institution a mis en place un programme social gratuit qui permet aux pensionnaires de différents orphelinats ou aux personnes en situation de handicap d’accéder à des formations de pointe.
Grâce à une formation intensive de 6 mois, orientée 100% métiers, les apprenants peuvent se former dans la pisciculture intelligente qui est une démonstration concrète de la fusion entre tech et élevage ; le biogaz, une solution énergétique durable symbole et de l’engagement de l’école pour la cause climato-l’environnement ou encore les secteurs agro pastoraux tels que : la production de champignons, des mouches (variété soldats noirs) , l’élevage d’hannetons, de lapins, de différentes races de poulets…
Tout en ne dissociant pas les ateliers dédiés à la transformation agro-alimentaire à l’instar des laboratoires de fabrication de yaourt et autres produits dérivés. L’ISTAPA reste déterminé à offrir à la population camerounaise et africaine, non seulement les clés de l’auto-emploi mais les leviers nécessaires pour devenir des acteurs autonomes de l’économie continentale.



