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Free roaming en zone Cemac : Les opérateurs visés par des mises en demeure
Le Conseil des ministres de l’UEAC hausse le ton face aux opérateurs de téléphonie mobile traînant à mettre en œuvre le free roaming (itinérance gratuite) en zone CEMAC. Face aux retards considérables, les États membres sont désormais instruits d’adresser des mises en demeure aux opérateurs récalcitrants.

En Afrique Centrale, le free roaming est perçu comme un levier d’intégration régionale par les autorités de la sous-région. Malgré les efforts conséquents engagés pour la mise en œuvre de cette initiative, ceci depuis plusieurs années. Lenteurs dans les accords tarifaires et les contrats d’interconnexion sont indexés pour justifier le statu quo actuel.
Pour remédier à ces obstacles, lors de la 45ᵉ session ordinaire tenue à Brazzaville, les ministres de l’UEAC ont chargé la Commission de la CEMAC d’élaborer un mécanisme de sanctions formelles contre le non-respect du règlement communautaire en vigueur. Ce qui pourrait actionner le règlement sur l’itinérance adopté en août 2020 ou les accords de mise en œuvre signés en novembre 2021.
Car à date, l’Assemblée des régulateurs des télécommunications d’Afrique centrale (ARTAC) révèle que sur 213 connexions prévues entre les réseaux de la sous-région, seules deux sont aujourd’hui pleinement fonctionnelles (MTN Cameroon/MTN Congo et Airtel Gabon/Orange Cameroun).
Contrairement à la dynamique observée dans d’autres blocs régionaux africains. Notamment en Afrique de l’Ouest où la CEDEAO poursuit ses travaux pour harmoniser les services d’itinérance entre plusieurs pays membres afin de fluidifier les communications et de soutenir l’intégration économique régionale.
Dans la zone Cemac, les coûts actuels des appels en itinérance sont jugés très élevés, mais aussi considérés comme un frein majeur aux affaires et à l’intégration numérique régionale. Ainsi, le durcissement de ton de l’Union Économique de l’Afrique Centrale vise à accélérer un processus déjà bien maîtrisé dans d’autres espaces africains, à l’image des récents accords de free roaming lancés entre le Sénégal, le Bénin, le Mali et le Togo.



