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Illégalité dans la pêche : Ces frasques chinoises qui pénalisent tout un continent

En Afrique, les medias diffusent régulièrement les actions illicites portant concurrence déloyale d'asiatiques dans le secteur minier. Sauf que la pêche n'est pas exempte avec la même marmaille qui appauvrit plusieurs nations.

Dans le Golfe de Guinée, la pêche constitue un enjeu pour l’économie maritime. L’exploitation halieutique illégale chinoise accélère la raréfaction de la ressource et fragilise les communautés qui en dépendent. L’inaction des pays côtiers favorise une montée en puissance de Pékin qui n’est pas évidente à mesurer. D’où un déséquilibre entre  populations locales et entreprises étrangères. La présence chinoise devient davantage problématique lorsque les pays du continent détournent le regard pour ne pas d’auto censurer des massifs financements gracieux du grand rival des USA.

Pertes à coup de milliards

Le continent africain est frappé par la pêche illégale chinoise avec un gab estimé à 11,2 milliards USD de revenus par an. Exactement 9,4 milliards en Afrique de l’Ouest, dont près de 400 millions pour les pays de la SADC avec jusqu’à 40 % de captures illégales. Ceux qui se partagent l’océan Atlantique dont la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée et la Sierra Leone, la perte atteint 2,3 milliards de dollars par an. Malgré les apparences, Nouakchott reste une puissance poissonnière qui ravitaille plusieurs de ses voisins : son plus gros marché reste celui du Mali.

Bien que connu pour son leadership aurifère, le Ghana perd 14,4 à 23,7 millions USD par an avec des pêcheurs sevrés jusqu’à 40% en 15 ans. Il aura fallu attendre avril 2025 pour voir suspendre les licences de 4 chalutiers chinois avec une loi dédiée aux restrictions en août 2025. Même le géant économique du Nigeria amasse une perte qui atteint 70 millions USD par an. Sur les 12,2 milliards de nairas du budget 2025 du ministère de la Marine, 390 millions financent les patrouilles de surveillance de la pêche.

L’Environmental Justice Foundation (EJF) a fourni ces chiffres qui dévoilent qu’au-delà du secteur minier, le pays qui donne les plus avantageux financements à nos Etats, rament dans divers secteurs locaux ou artisanaux. Une mafia qui ne respecte nullement les règles avec des arrestations portant démantèlement de bandes organisées pour infractions économiques. Entre satisfactions des soi disant PTF et préoccupations nationales, les États font vite le choix avec une seule perdante : la population pour non-respect de la RSE.

KEITA IDRISSA

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