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Frontières terrestres : Le Cameroun muscle le contrôle des marchandises

En scellant un partenariat entre l’ANOR et le Groupement des transporteurs terrestres du Cameroun, les autorités posent une nouvelle pierre dans l’édifice du Programme d’Évaluation de la Conformité Avant Embarquement par voie routière. Objectif affiché : sécuriser les échanges, protéger les consommateurs et renforcer la compétitivité nationale dans le cadre de la ZLECAf.

La coopération entre l’Agence des Normes et de la Qualité (ANOR) et le Groupement des transporteurs terrestres du Cameroun (GTTC) marque un tournant dans la régulation des flux commerciaux par route. En associant un organisme public de référence à un acteur privé fortement implanté sur le terrain, l’État entend renforcer le contrôle des marchandises qui transitent par les frontières terrestres. Cette démarche vise à garantir que les produits destinés au marché camerounais respectent les normes en vigueur avant même leur entrée sur le territoire.

Le dispositif mis en place ambitionne d’assainir le commerce transfrontalier. À travers le PECAE routier, les autorités veulent réduire la circulation de produits non conformes et limiter les importations frauduleuses. Au-delà de la protection du consommateur, il s’agit aussi de défendre les entreprises locales contre une concurrence jugée déloyale, souvent alimentée par des marchandises de qualité douteuse ou mal déclarées.

Au Cameroun, la route demeure le principal vecteur de circulation des biens et des personnes. Elle concentre l’essentiel des échanges, notamment sur les axes reliant Douala à N’Djamena et Bangui. Le GTTC, fort de milliers de transporteurs affiliés dans des segments aussi variés que les taxis, camions ou cars, joue un rôle déterminant dans cette chaîne logistique. Sa participation au programme confère au PECAE une portée opérationnelle immédiate.

Dans un contexte d’ouverture des marchés africains, la maîtrise des normes devient un enjeu de souveraineté économique. En sécurisant les corridors routiers et en harmonisant les pratiques, le Cameroun entend se positionner comme un hub logistique fiable en Afrique centrale. Le PECAE routier apparaît ainsi comme un outil de modernisation, mais aussi comme un signal envoyé aux partenaires régionaux : la compétitivité passera par la qualité et la transparence.

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